dimanche 30 décembre 2007

Trente-cinquième message !


Je déteste les soirées de nouvel an. Cela me rend triste et nostalgique de songer que le temps passe et que jamais plus on ne reviendra en arrière.

C'est idiot car j'imagine que pour beaucoup, avant a pu être terrible. Pour ma part, même si je suis satisfaite de ma vie, j'ai une nette tendance à enjoliver le passé. C'est idiot mais c'est ainsi. Alors pour moi, ce soit est un jour de deuil. Moi qui aime que rien ne change, je vais aller fêter le changement dans ce qu'il a de plus dramatique : le temps qui passe et ne reviendra pas.

J'avais deux soirées qui m'était proposées. J'en ai finalement choisi une pas loin de chez moi. Si je m'étais écoutée, je serais restée chez moi, devant la télévision. J'aurais écouté Michel Drucker et ses invités me mentir, en me faisant croire qu'en ce soir de nouvel an, ils se sacrifient pour offrir du bonheur aux esseulés, alors que l'émission a du être enregistrée voici trois mois au moins.

Alors quand j'y pense, entre Michel Drucker qui me ment, et des amis sincères, mon choix est fait, demain je me rendrai pomponnée à ma soirée. Je mettrai de jolies sandales dorées et je boirai pour oublier comme c'est triste de voir le temps s'envoler et de se dire que nos vingt ans ne sont plus.

Mais bon, cela reste plus sympa de boire en groupe que de rester seule chez moi. Face à l'ignominieux Drucker, j'aurais eu envie de boire. Boire seule n'est jamais une bonne chose. Je préfère déprimer gaiement en groupe que seule chez moi. Bien sûr, à toutes fins utiles, je rappelle qu'il faut boire avec modération.


vendredi 28 décembre 2007

Trente-quatrième message !

Je voulais mettre des liens sur mon blog mais m'aperçois que j'ai choisi une mise en page qui m'en empêche. Me voici fort marrie. Je trouve cela très sympa d'avoir des liens sur son blog. Cela montre que l'on a un réseau social important. Cela dénote aussi qu'on lit, qu'on se promène sur le Net. De plus, en regardant de près les liens sur un blog, on comprend vite fait à qui l'on a à faire.

Et puis, quand vous offrez un lien à vos confrères, ceux-ci font de même car c'est la moindre des politesses. Alors de fil en aiguille, vous tissez des relations, tant et si bien qu'un beau jour en tapant le nom de votre blog sur Technorati, vous vous apercevez que votre niveau d'authority a cru à un niveau insoupçonnable. Pour le moment, désespérément, c'est le même message "0 blog reactions to Annablog" qui s'affiche. Je suis une pauvresse, une misérable de la blogosphère.

Las, je n'aurai donc pas de lien, sauf si quelque lecteurs sympathique m'expliquait comment je peux changer la mise en page sans perdre mes précieux articles.

Quant à l'illustration, je suis désolée si elle vous semble quelque peu vulgaire. Mais allez illustrer un article traitant de liens ! Ce n'est pas simple ! Fort heureusement, vous avez échappé aux menottes cuir et fourrure de ce lien. Je sais encore me tenir !

mercredi 26 décembre 2007

Trente-troisième message !


J'ai passé un excellent Noël. Tandis qu'hier, je donnais libre court à la spiritualité, aujourd'hui, le Christ étant né, c'est aux cadeaux que vont ma priorité. Je m'étonne cependant que l'on donne les cadeaux le 25 décembre. Je trouve que les espagnols en respectant l'arrivée des Rois Mages le 6 janvier ont parfaitement raison.

Mais bon, je veux bien passer pour une grenouille de bénitier, mais je ne le suis pas. La preuve, il m'aurait été impossible de tenir jusqu'au six janvier face à mes paquets. Alors qu'ai je donc eu ? Des tas de choses et des enveloppes. J'aime bien ce terme d'"enveloppes". C'est rigolo je trouve. Je ne me vois pas dire que j'ai eu de l'argent, beurk, le vilain mot ! Non, je n'ai que que deux enveloppes discrètes avec mon prénom écrit dessus.

Comme le dit fort justement l'expression, cela va mettre du beurre dans les épinards. Parce que la fin du mois fut dure. Entre les cadeaux que j'ai faits aux autres, et ceux que je me suis faits, me voici tondue comme un mouton, voire fauchée comme les blés.

On m'a pourtant fait maintes propositions pour augmenter mes revenus. Et je vous assure que ce furent toujours d'honnêtes propositions. Personne ne s'est jamais avisé de me proposer de vendre mes charmes en ondulant des hanches sur un quelconque trottoir ! Je suis certes ravissante mais il me manque quelque chose pour faire commerce de mon corps. Les plus aimables diront qu'il me manque le vice et que je suis bien trop honnête. D'autres affirmeront que je ne fais pas assez s..... pour faire une gagneuse honorable. Dans les deux cas, je me sens honorée, n'ayant jamais eu la prétention ni le désir de faire s..... !

Quoiqu'il en soit, ne souhaitant pas en ce jour de Noël m'égarer sur des chemins de traverse, j'en resterai là. Je ne serai jamais une Marie-Madeleine. Personne ne me dira jamais "Va et ne pêche plus". L'honnêteté se paye aussi ! Que ce soit dans les fils ou dans la Bible, il faut croire que les femmes droites n'ont pas la cote !

lundi 24 décembre 2007

Trente-deuxième message !


Je souhaite à mes rares lecteurs un très joyeux Noël. Pour ma part, Noël reste une fête religieuse et uniquement religieuse. Je regrette chaque année un peu plus que la célébration de la naissance du Christ soit reléguée derrière la foire commerciale. J'irai donc à la messe de minuit.

L'assurance d'une vie "après la vie" est sans doute la meilleure chose qui soit.


vendredi 21 décembre 2007

Trente-et-unième message !


Ma tristesse dont je parlais dans le dernier article s'est envolée. J'ai modéré mes commentaires. J'en ai eu quelques uns. Un de mes lecteurs semble s'étonner que j'aime autant les chaussures et me traite de fétichiste. Je n'ai pas retenu son commentaire que je trouvais lourd.

Alors, si j'en crois wikipédia, le fétichisme sexuel serait la fixation du désir érotique sur une partie du corps (seins, fesses, jambes, pieds, etc. ), sur un objet (gants, bas, bottes, chaussures, etc.) ou sur une matière.

Je ne me retrouve absolument pas dans cette définition que je trouve en plus affreusement datée. Aimer les chaussures est un grand classique féminin. De plus, si toutes les femmes aimant les chaussures devaient être diagnostiquée de la sorte, c'est que cette définition est erronée parce qu'elle ostracise un comportement très classique.

Et puis, le caractère sexuel qui serait lié à ce fétichisme me semble un peu bêta. On sent bien que cette définition est issue de la société coincée du XIXème siècle. Que l'on soit homme ou femme, dès lors que l'on tente de se mettre à son avantage, le but est sexuel puisque cela vise à séduire. C'est donc sans doute le fameux instinct de reproduction qui doit agir de manière inconsciente.

Alors oui, lorsque le matin, je me maquille, c'est sans doute dans un but sexuel. Pareillement lorsque je me coiffe. Sans doute que c'est aussi dans un but sexuel que choisis d'être élégante plutôt que de sortir vêtue d'un jogging malpropre. Et donc ? Me traite-t-on pour autant de fétichiste du maquillage, de la coiffure ou du vêtement ?

Donc, oui, j'adore les chaussures. Plus elles sont hautes et ouvertes, plus elles me plaisent. Pourquoi ? Parce que d'une part j'adore être pieds nus. Je trouve cela éminemment sensuel d'être pieds nus. Je déteste les bas et collants. Dès que je rentre chez moi, la première chose que je fais est de me déchausser. Et j'avoue que même toute petite, ma mère ne cessait de mes houspiller pour que je mette des chaussons, que je ne mettais jamais.

Donc, il est normal que ma préférence en matière de chaussures aillent aux nu-pieds et que je déteste les modèles fermés que je ne porte que contrainte et forcée par le mauvais temps. Et encore, il faut vraiment qu'il fasse froid ! On me demande d'ailleurs souvent si je n'ai pas froid. Et non, je n'ai pas froid. Je dois être une des rares femmes à ne pas se plaindre d'avoir froid aux pieds. Mes origines saxonnes y sont sans doute pour quelque chose ! J'en porte depuis que je suis adolescente.

Quant aux talons, mesurant un mètre cinquante-sept, les talons hauts sont pour moi une exigence de survie ou je me ferais marcher dessus. Que peux savoir un homme mesurant un mètre quatre-vingt, de la vie de quelqu'un qui fait vingt cinq centimètres de moins ? Rien ! Mes talons sont donc pour moi des prothèses. Je porte couramment dix centimètres de talons tous les jours. Je marche avec et j ne suis pas fatiguée. Je ne comprends d'ailleurs pas les femmes qui me demandent comment je fais. Moi, c'est l'inverse. En chaussures plates, j'ai l'impression de partir à la renverse !

Et puis, puisque l'on parle de la nature, de la génétique, il faut encore que j'incrimine mes gènes. Car si mes gènes m'ont fait petite, il m'ont aussi doté d'une quasi absence de poitrine. Alors, comme diraient les amateurs de marketing, je donne dans l'avantage concurrentiel. A défaut d'une opulente poitrine que je pourrais mettre en valeur, je montre mes pieds que je trouve mignons et sans défauts. J'ai d'ailleurs aussi de très jolies mains ! On fait ce que l'on peut. On se débrouille avec ce que l'on a.

J'ai aussi noté que regarde souvent les mains des hommes. Je ne pourrais pas aller avec un homme ayant de vilaines mains. Pas plus qu'un type ayant des chaussures de mauvaise qualité et, horreur, non cirées, ne pourrait retenir mon attention. Les mains, les pieds et les chaussures ont donc une importance primordiale pour moi. Y-a-t-il de la symbolique derrière tout cela ? Oui peut-être et même sans doute. Mais qu'importe, je ne suis pas psychanalyste.

Alors oui, peut-être suis je un peu, beaucoup, voire totalement fétichiste. Mais je m'en porte finalement très bien. Et croyez-en mon expérience personnelle, les demoiselles aimant être pieds nus sont les plus sensibles et les plus sensuelles !

mercredi 19 décembre 2007

Trentième message !

Vous constaterez que le trentième message est publié alors que le vingt-neuvième ne l'est pas encore. Alors ? Technique marketing ou erreur de ma part ? Non, je n'étais pas satisfaite du message précédent, aussi ne l'ai-je point publié. Je suis ainsi, dure avec moi-même.

Dans les faits, il ne s'agit même pas de cela mais des conséquences juridiques de ce message qui m'ont littéralement effrayées. En effet, j'avais un souci avec ce message dans lequel je parlais de téléchargement. Or le téléchargement est quelque chose de vraiment interdit, parce que cela tue la créativité et les artistes. Tout le monde le dit, les artistes, les maisons de disques et même les vendeurs de disques ! D'ailleurs, avant l'invention juridique des droits d'auteur, les artistes n'existaient, tout au plus y avait-il quelques saltimbanques régalant les croquants d'oeuvrettes faciles.

N'oublions pas qu'un blog, est soumis à la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse. Ainsi, lorsque j'écris ici, je prends des risques insensés. A chaque ligne, je cours le danger d'être réveillée à six heures du matin par des coups de béliers défonçant ma porte tandis qu'une voix de stentor hurlerait sur le palier "Police !".

Ensuite, poussée, violentée et enfin menottée par un OPJ, on me tendrait une commission rogatoire que je n'aurais pas le temps de lire avant de m'expliquer que mon appartement va être fouillé et que je peux me considérer en garde à vue ! J'imagine ensuite le spectacle des grosses mains velues des fonctionnaires de police, fouillant mes tiroirs, les retournant, crevant mon matelas ! Je saisis déjà le sourire graveleux de l'un de ces fonctionnaires tenant entre son pouce et son index une de mes minuscules culottes de soie, en la montrant à un de ses collègues moustachu et syndiqué.

Et cela je ne le veux pas. Je dois donc faire attention à ce que j'écris fut-ce sur un blog dénué de toute audience. Or, le moins que l'on puisse dire, est que la presse n'est pas vraiment libre en France. Si je vous l'assure, il y a une foule de choses qu'il est interdit de dire voire de penser. Et vous qui pensiez vous lancer dans un débat d'idée, vous verrez qu'il est simple pour un juge d'instruction de vous mettre en examen pour incitation à je-ne-sais-quoi. Si vous ne savez pas, lui saura toujours et vous expliquera que vous auriez du savoir puisque nul n'est sensé ignorer la loi !

Bon, j'imagine que l'on me répondra, que c'est tout de même mieux qu'à Cuba ou en Corée du Nord et que si cela ne me plait pas, il me reste la possibilité de partir. C'est toujours ce que répondent les abrutis satisfaits du système. Que puis-je répondre à ce type d'arguments ?

Tout d'abord, que comme me disaient mes parents, lorsque j'étais enfant, il est toujours mieux de se comparer aux meilleurs de sa classe et non aux derniers. Or je crois que les pays anglo-saxons ont une plus grande liberté que la notre. Je ne le crois d'ailleurs pas, j'en suis persuadée.

Enfin, lorsque l'on me dit que je suis libre de partir, je m'insurge. Où que je sois allée, j'ai toujours sollicité l'avis des autorités des pays que j'ai visités. Ainsi, suis-je tributaire de l'obtention d'un visa. Et les seul que l'on m'accorde sont des visas de tourisme à renouveler tous les trois mois. Le droit m'empêche non seulement de parler ou d'écrire mais aussi de bouger vers des cieux où j'aimerais m'établir !

Je suis enchainée sur la terre où je suis née, je ne peux pas la quitter. On me traite de princesse, alors qu'à l'instar de n'importe quel prolétaire, je suis une vraie damnée de la terre. Des chaines étatiques mondiales et procédurales ténues, m'obligent à vivre dans une osmose artificielle avec un système qui me digère jour après jour, me vidant de toute singularité. Je suis la cellule d'un organisme qui me dépasse. Je dois me taire et faire attention.

Ecrivant seule et mélancolique, assise à mon bonheur du jour, contemplant par la fenêtre de mon bureau dont j'ai tiré les voilages le sommet de la Tour Eiffel, je me dis que parfois je suis vraiment la plus malheureuse.

Tout à l'heure, j'ai encore entendu des gens parler de leur mobilisation pour les enfants du Darfour, la Seine-Saint-Denis, pour Ingrid Betancourt ou je ne sais quelle autre cause exotique, mais qui se soucie de moi et de mes soucis ? Personne ...

Je vous dis que je suis la plus malheureuse ! C'est un coup à écouter Barber.

samedi 15 décembre 2007

Vingt-huitième message !


Je le voyais assis dans le bus juste en face de moi avec son bonnet sur la tête, la goutte au nez et je n'ai pu m'empêcher de me dire qu'il allait me contaminer. A la dérobée, je l'observais.

L'imaginant une classe de maternelle éclairée de néons blafards. Une salle chaude et moite, dans laquelle une théorie de gamins, qui crachant, qui mouchant, qui éternuant, qui reniflant, se livreraient à une culture de bactéries et de virus incroyable.

Et lui là, juste en face de moi, qui renifle et éternue sans mettre la main devant la bouche et le nez, bien que sa mère lui ait répété de le faire. J'imagine des flopées de petits virus qu'on me crache à la face, je dissimule mon nez et ma bouche derrière mon écharpe. Mais je sens qu'il m'a touchée.

De retour chez moi, je me sens drôle. Cela n'a pas raté, il m'a contaminée ce monstre dans le bus. J'ai mal à la tête, j'ai des frissons, je sens qu'un virus se balade en moi. Ça y est j'ai un rhume ! Et je déteste cela !

mercredi 12 décembre 2007

vingt-septième message !


Il fait froid et tout le monde se plaint. Alors soit il fait trop chaud, et c'est la rengaine du réchauffement climatique, soit il fait trop froid. Mes contemporains ne sont jamais contents. Moi, j'adore ce froid sec et je le supporte très bien.

J'adore répondre à ceux qui se plaignent, que c'est un plaisir que de se promener dans les rues de Paris en bénéficiant d'un véritable hiver. Une de mes amies à qui je répondais cela, m'a rétorqué que moi qui adorais être pieds nus, je devrais me plaindre. Non, lui ai-je dit, je ne me plains pas parce que je ne suis pas frileuse et que je peux même porter mes sandales en plein hiver. Je n'ai rien en commun avec ces poupées du sud. Je suis une vraie fille du Nord.

Tandis que tous rêvent de paradis frelatés plantés de palmiers, proche d'une plage ennuyeuse baignée d'une eau tiède, et jonchée de corps alanguis et moites, moi j'ai d'autres songes. Je me plais à rêver d'un paysage de landes balayées par les vents et plantées de maigres bruyères. Au lointain, j'aperçois la masse grise d'un vieux château fort et je me plais à imaginer que de retour de ma promenade revigorante, je m'y détendrai près d'un bon feu.

Je déteste autant l'idée absurde du réchauffement climatique que le temps éternellement beau. Je suis une fille du froid. Je trouve d'ailleurs que le soleil rend idiot. Rien que pour cela, je ne voudrais pas que le réchauffement climatique soit une réalité.

jeudi 6 décembre 2007

Vingt-sixième message !


Prenant ma voiture, je suis retournée voir mon Caporal et sa soeur. La maudite administration n'est toujours pas revenue. Je suppose qu'ils ont d'autres chats à fouetter en cette période de préparation des fêtes de fin d'année.

La tombe est toujours aussi bien entretenue et le buis semble se porter à merveille. Mes hypothétiques lecteurs me trouveront sans doute parfaitement idiote, mais j'étais ravie. Certains sauvent les espèces en danger tandis que d'autres rêvent de sauver une Terre qui ne leur a rien demandé et leur survivra.

Moi, je sauve un petit caporal et sa sœur de l'oubli. Je devrais sans doute coucher par écrit ce que j'ai fait et enregistrer le document chez mon notaire. Sur l'enveloppe, je mettrais "A n'ouvrir qu'après ma mort". A l'intérieur figureraient mes dernières volontés. J'expliquerais ainsi à mon filleul préféré que s'il guigne mon superbe appartement alors il devra se résoudre, au moins une fois l'an à entretenir et fleurir cette tombe.

J'imagine sa tête en lisant cela. Nous n'avons que dix ans de différence mais à nos âges respectifs, c'est énorme. Je sais qu'il m'apprécie tout en me jugeant parfois étonnante. Il loue autant mon sérieux et mon côté maternel que ma totale liberté et mes aspects un peu baroques.

Je repensais à cette tombe et je me demandais à qui je pourrais expliquer cette curieuse démarche. Je pense qu'il n'y a que lui. Tiens, je promets de lui en parler la prochaine fois que nous nous verrons. Par contre, je me connais, et je ne suis pas sure de pouvoir communiquer habilement les raisons qui m'ont poussées à faire cela.

Je crois que j'aurais bien trop peur, soit de montrer l'étendue de ma sensibilité, soit encore de passer pour une lectrice moyenne de collection Harlequin ! J'aurais l'impression d'être l'héroïne d'un opus intitulé "La maîtresse du petit Caporal". Après tout, je vais me risquer. Sébastien Japrisot ne l'a-t-il pas fait lorsqu'il écrivit "un long dimanche de fiancaïlles" ?

Ce que Japrisot ne fait que rêver, moi je le vis, c'est notre différence. Allez, j'en parlerai à mon filleul. Je pense que cela va m'amuser.

samedi 1 décembre 2007

Vingt-cinquième message !


Je suis organisée, je viens de vous le démontrer en vous expliquant que j'avais déjà fait tous les achats de Noël. Je suis même prévoyante puisque j'ai même songé aux fêtes de fin d'année, auxquelles je ne pouvais décemment pas participer, vêtue comme une loqueteuse.

Je n'osais pas l'écrire par peur de paraitre ennuyeuse à force d'être prévoyante, mais j'ai vraiment assuré, comme disent les jeunes, pour ces fêtes de fin d'année. Ne sachant pas, si le moment venu, ces sandales me plairaient encore, par mesure de précaution, j'en ai acheté uen seconde paire tout aussi dorées que les premières.

Je suis prévoyante mais je ne déteste pas porter des accessoires qui fassent un peu fête. Ce n'est pas parce que mon ascendant capricorne me rend précautionneuse, que je dois m'habiller tristement.

C'est par contre maintenant certain, le trente-et-un au soir, juste avant de sortir, je serai prise d'un doute affreux : quelles sandales dois-je mettre, celles-ci ou celles-là ? Peut-être que par mesure de précaution, il serait bon que je m'en offre une troisième paire.

De toute manière j'ai d'excellentes relations avec mon banquier !

Vingt-quatrième message !


Noël approche à grands pas. Je déteste lorsqu'il y a foule dans les magains. Aussi m'y suis prise dès maintenant.

Je suis peut-être parfois étrange mais suffisamment sérieuse et organisée pour ne pas faire mes achats de Noël au dernier moment.

Les prix sont devenus fous. Alors que j'achetais, je me suis mise à convertir les prix en francs. J'ai été saisie de vertige. Comment vais-je m'en sortir avec mon misérable salaire de bibliothécaire ? Peu importe, Dieu y pourvoira. C'est dans ces moments là, et dans d'autres aussi, qu'il faut croire en la providence.

Et, c'est ainsi que portée par mes sentiments religieux, et persuadée que Dieu et tous les anges du Paradis veillaient sur moi, qu'en plus des achats obligatoires, j'ai craqué pour une paire de chaussures.

Je n'allais tout de même pas aller pieds nus au réveillon du jour de l'an non ? Car penser à Noël, n'empêche pas non plus, de prévoir les fêtes de fin d'année. C'est donc presque pieds nus, que j'irai réveillonner le trente-et-un au soir, puisque j'ai craqué pour des sandales dorées !

Je suis dépensière mais organisée. Ceci dit, j'admets qu'en dépit de qualités certaines, on me trouve étrange.