mardi 19 février 2008

Cinquante-huitième message !!!


Cette fois-ci vous avez le droit à trois points d'exclamation. C'est vous dire si je suis heureuse. Moi habituellement mesurée, je sauterais de joie si je n'avais pas la jambe dans le plâtre !

Je suis allée prendre mon café. Gérard mon serveur favori a été aimable comme à chaque fois. Il m'a même complimentée fort poliment me trouvant très en beauté. Je trouve qu'il était en deçà de la réalité mais je ne lui en veux pas.

J'ai lu environ cent pages du livre de Liedekerke ! C'est toujours aussi merveilleux. Je regrette simplement de l'avoir déjà lu. Il fait partie des livres que l'on aimerait découvrir chaque année. Manque de chance, j'ai aussi déjà lu toute l'ouvre de Barbey d'Aurévilly et rien de ce qui concerne le dandysme ne m'est inconnu. "Si jeune et déjà si vieille par mes connaissances", me suis-dit dans un accès conjoint de sagesse et d'orgueil.

Comme toutes les bonnes choses ont une fin, et que mon petit chez-moi rien qu'à moi me manquait, je suis rentrée. Chemin faisant, croisant les regards discrets quoiqu'insistants sur mon plâtre, je me suis dit que c'était extraordinaire d'avoir l'air de rentrer du ski sans y être allée. C'est toute ma magie qui s'exprime !

De retour chez moi, j'ai vaqué à mes petits occupations. J'ai toujours des tas de choses à faire. Puis, décidant que j'avais suffisamment été sérieuse, je suis retournée sur mon blog. Et là, j'ai été étonnée par le nombre de commentaires suscités par mon oeuvrette. Je remercie donc encore une fois tous ceux qui se sont donnés la peine de venir me lire et me mettre un petit mot.

L'un d'eux m'a particulièrement surprise. En effet François de Souche, à moins que cela ne s'écrive Desouche (que voulez vous dans mon quartier on voit des aristocrates partout), est venu en personne me mettre un commentaire. Si vous ne me croyez pas, regardez au pied du "Cinquante-sixième message".

Me voici donc adoubée par un des maîtres de la blogosphère et dans le même temps sans doute définitivement étiquetée politiquement parce que le blog de François Desouche est "assez typé". Pauvre de moi qui vivais déjà dans le septième arrondissement. Après un tel commentaire, on m'imaginera avec un serre-tête en velours, une robe en liberty, des mocassins, de gros mollets, fille de colonel et militante au MPF. On pourrait même par la suite imaginer que j'ai été Jeanette puis Guide et que je vendais des calendriers, puis que j'ai rêvé d'épouser un Saint Cyrien.

Dans les faits, ce n'est pas le cas. J'ai les idées larges et les valeurs auxquelles j'adhère ne m'ont pas rendue bigote ou coincée. Ce blog le démontre. J'ai même un individu qui a tenté de me convaincre aux valeurs pro-vie alors que je défendais la liberté d'avorter, c'est vous dire ! Et puis, chacun sait que je préfère Jimmy Choo à Todd's. Sans talons hauts, j'ai l'impression de partir en arrière, c'est très désagréable. Mais je ne voulais pas vous parler de cela.

Non, je me suis amusée à me rendre sur le blog de Fdesouche afin de voir par quel curieux hasard il était tombé chez moi. Ne faisant jamais de politique, n'y ayant jamais laissé de commentaires, je trouvais surprenant qu'une telle star ait eu l'idée de venir me lire et pire de me laisser un commentaire. C'est un peu comme si Alain Ducasse venait s'attabler dans une gargote en commandant une omelette et la "cuvée du patron". C'est ainsi que parvenue sur son blog, j'ai constaté que plusieurs commentaires parlaient de moi.

Tout commence lorsqu'un pseudo dénommé "L'ours" explique en citant le texte que j'avais fait dans lequel je parlais des liens que j'avais mis (entre guillemets) :

Tiens, même les jolies filles aux chevilles fines (quoique un peu cassées) lisent Fdesouche ;-))) "Je sais que c’est mal et j’essaie d’arrêter mais il se trouve que je suis une lectrice du blog de F.Desouche. C’est un blog ultra-réactionnaire aussi ne devrais-je pas le lire ou alors seulement pour en signaler les dérives au procureur de la République ou pour y laisser des commentaires assassins. Mais dans la réalité, j’aime bien ce blog que je trouve informatif."

L'ours a bon goût c'est déjà cela. Effectivement je suis jolie et j'ai les chevilles fines. Par contre je trouve étonnant qu'il puisse imaginer que les femmes ne lisent pas ce type de blog. L'ours malgré ses compliments est décidément un vilain sexiste. Zorglub lui répond alors citant encore mon texte (toujours entre guillemets) que :

“C’est un blog ultra-réactionnaire aussi ne devrais-je pas le lire ou alors seulement pour en signaler les dérives au procureur de la République ou pour y laisser des commentaires assassins. Mais dans la réalité, j’aime bien ce blog que je trouve informatif.”
AHAHA Qu’elle se fouette avec des orties !

Pourquoi devrais-je me fouetter avec des orties ???! C'est alors que le brave Daze qui n'a rien compris explique que :

Excellent, on gros ce qu’elle dit c’est : “ces gens méritent d’être pendus parce qu’on m’a dit que c’étaient des nazi racistes bou vilains mais ils disent la vérité donc je continue de les lire” Ah les Français… On va pas aller loin avec un tel peuple de veaux.

Si j'étais méchante je dirai qu'en matière de veau il a une certaine compétence. Mais je ne suis pas méchante pour un sou ou alors il faut vraiment me chercher et encore. C'est alors que le pseudo Zingueur vole à mon secours en expliquant à son camarade peu doué que :

Daze, au contraire, c’est plutôt salutaire, surtout quand elle précise : “Mais dans la réalité, j’aime bien ce blog que je trouve informatif. C’est un peu mon Radio Londres maintenant que France-Echos a cessé de paraître.”

Par la suite, un autre fan qui a autant de goût que l'Ours, le dénommé Tovara rajoute que :

Anna est positivement charmante. Ça ne m’étonne pas qu’elle apprécie F-Desouche, en femme de goût!

Puis, c'est au tour de Toto d'enfoncer le clou et de me tresser une couronne de lauriers. Quoiqu'à la réflexion il dise aussi un peu de mal de moi. Ainsi, il n'hésite pas à dire que :

Par curiosité je suis allé lire le blog d’Anna. En lisant ce qu’elle dit d’elle-même, je me suis demandé si elle n’avait pas mal aux chevilles, or il semble que ce soit bien le cas, du moins pour la cheville droite. C’est dommage car les photos montrent qu’il s’agit d’une jolie fille que j’aimerais bien draguer, mais j’arrive un peu tard, Tovara a déjà commencé ses manœuvres d’approche donc il a priorité. Quand elle ne porte pas de plâtre elle a des pieds charmants, de quoi devenir fétichiste. Et si les photos 34 et 39 la représentent, alors vraiment elle est canon mais dans ce cas, chère blogueuse, bien que vous ayez certainement mauvais caractère, veuillez me pardonner si je prends le risque de vous offusquer: montrez-nous la 34 de face et la 39 en entier. Ca ne ne sera pas plus indécent que la Vénus de Cranach dans le métro de Londres et certainement plus agréable à regarder.

Mais blague à part comment est-il possible qu’une fille comme vous perde son temps dans un monde virtuel alors que vous pourriez rencontrer plein de gentils garçons dans le monde réel? PS. et continuez à fréquenter F-Desouche,on n’y pense pas politiquement correct mais pour le reste on est très corrects malgré les commentaires parfois un peu bruts de coffrage.

Ah cher Toto, désolée de vous décevoir mais non, sur le message trente-quatre, ce n'est pas moi. C'était juste pour illustrer un article parlant de" liens". Je sais encore suffisamment de décence pour ne pas exposer ici mes photos intimes. Je ne suis pas Laure Manaudou. Du moins si tant est que je me sois laissée aller à de telles extrémités, le monsieur qui m'aura prise en photo est plus correct que l'ex-amant de notre belle nageuse. Je ne consens à montrer que mes pieds que vous avez bien raison de trouver charmants.

Enfin, je puis vous assurer que si je suis un canon, ce que je ne pourrais affirmer, alors c'est un petit calibre puisque je ne mesure que cent-cinquante-sept centimètres. Et enfin non, je n'ai pas mauvais caractère, j'ai juste du caractère. Je suis la douceur même, une main de fer dans un gant d'acier. Quant aux "gentils garçons", je dois être trop difficile mais je ne doute pas que l'un d'eux parviendra à me dresser et à me passer la corde au cou.

Et pour clore ces commentaires parlant de moi, rendons la parole au brave Daze qui finalement, après avoir reçu l'explication de Zingueur saisit enfin mes propos en admettant que :

Je n’avais pas saisie que c’était ironique.

Il aurait fallu écrire "saisi" plutôt que "saisie" mais réjouissons nous du fait qu'il ait enfin compris le sens de mes propos. Pour l'orthographe on verra plus tard. Voilà, c'est tout. Cette lecture de commentaires m'a fait du bien. Parfois je me demande si je ne serais pas un peu hystérique à aimer autant être au centre de la scène.

J"ai beau me dire que je suis réservée et discrète, ce que je suis fondamentalement, je me demande parfois si avec du succès, je ne me transformerais pas en monstre d'égotisme. Dieu dans sa grande sagesse a bien fait de m'orienter vers des études de lettres plutôt que vers le Conservatoire. Je crois que j'aurais pu être pire que la pire de nos petites actrices ou chanteuses : un concentré de Zazie et d'Emmanuelle Béart dans un corps de naine.

En tout cas, ceci m'aura permis de rédiger le plus long message de ma jeune carrière de blogueuse. Je suis fatiguée ! J'ai du travailler pour la semaine !

Cinquante-septième message !!


Aujourd'hui, c'est guillerette que je viens sur mon blog. Et je ne recule devant rien puisque je ponctue ce message de deux points d'exclamation. A défaut de proposer un titre, j'ose l'originalité la plus folle.

Avez-vous constaté combien il fait à beau à Paris aujourd'hui ? En fin de matinée, je décidai d'en avoir le coeur net et j'ouvris la fenêtre de mon bureau : c'était le printemps. Moi qui étais restée cloîtrée chez moi depuis quelques jours du fait du froid sibérien, je me suis dit que j'allais sortir. Les rues de Paris déjà belles, allaient l'être encore plus, en se parant de ma gracieuse silhouette claudiquante.

Prenant mes béquilles et mon courage à deux mains, j'ai décidé d'aller prendre un café dans ma brasserie favorite, étrennant ainsi mon nouveau vernis à ongles ainsi qu'un livre que je souhaitais relire depuis longtemps.

Pour les curieux, le livre est "Talon rouge : Barbey d'Aurévilly le dandy absolu" de Arnould de Liedekerke. J'adore cet écrivain et le livre de Liedekerke m'avait laissé un souvenir extraordinaire. Je conseille cet ouvrage à tous ceux qui aiment la littérature. Je le conseille évidemment encore plus à tous ceux qui ont compris ce qu'était le dandysme. Enfin, pour ceux qui seraient encore plus curieux, le vernis à ongles est un Guerlain.

Quant à ceux qui dépasseraient la simple curiosité pour devenir carrément indiscrets, qu'ils sachent que je ne vernis que les ongles de mes pieds mais jamais les mains. C'est bête mais c'est ainsi. On peut être coquette sans pour autant dépasser les normes de la bienséance. Je trouve que des mains aux ongles vernis c'est superbe mais jamais je n'oserai sortir ainsi. En revanche, jamais je ne montrerai mes pieds sans vernis.

C'est mon côté "couvent des oiseaux". On a beau estimer qu'on se moque des préjugés, que l'âge venu, on peut se permettre de fouler aux pieds certaines convenances obsolètes, mais il y en a certains que je n'ai pas dépassés. Je pense que je ne mettrai jamais de vernis sur mes mains pas plus que je ne ferai percer mes oreilles. Si d'aventure, il me prenait l'envie de consulter un psychanalyste, voilà un problème que je pourrais lui soumettre.

Ayant lu ces dérisoires pensées vous en déduirez que j'écris pour ne rien dire. C'est d'ailleurs ce que penseront les plus sots. S'ils m'avaient suffisamment lue, ils sauraient que je nourris mon blog comme un tamagotchi. Il s'agit donc de produire et d'écrire avant tout. N'ayant pas vocation à rédiger un blog de filles dans lequel j'attacherai plus d'importance qu'elles n'en méritent à mes minuscules aventures, je préfère écrire pour ne rien dire. Je prends le risque d'être si légère que j'en deviens insignifiante. C'est le côté nouveau roman de mon blog auquel je tiens tant.

Ceci étant dit, les plus avisés de mes lecteurs auront remarqué que ce message apparemment sans intérêt contient des informations contradictoires. C'est ainsi que dans un même paragraphe, j'annonce que je relis un ouvrage pointu sur le dandysme tout en parlant de vernis à ongles.

Ce faisant, j'illustre bien la caractéristique fondamentale des femmes qui dans le même temps peuvent s'avérer être de redoutables intellectuelles tout en s'adonnant à des choses insignifiantes. C'est sans doute pour cela que je n'ai jamais cru aux femmes en politiques.

Non que je mésestime leur intelligence, surtout pas ! Mais simplement parce qu'il y a trop de choses trop amusantes auxquelles s'adonner quand on est une femme, pour aller s'ennuyer à tracter sur des marchés ou à écouter des barbons dans une assemblée quelconque. De là à dire que seules les plus moches font de la politique, il y a un pas que je ne franchirai pas.

Je vous promets de ne jamais faire de la politique. Je préfère de loin vider le compte en banque de mon futur époux. Il y a encore tant de livres fabuleux à lire et tant de chaussures à porter ! Et puis notre vrai pouvoir se situe plus dans l'ombre, dans le secret des alcôves, plus que sur la scène, toute femme avisée le sait.

Un proverbe l'affirme : "Ce que femme veut, Dieu le veut". Pourquoi s'ennuyer à se présenter aux élections alors qu'il suffit d'épouser un homme de pouvoir pour le lui confisquer.

Sur ces bonnes paroles, je vous quitte pour aller prendre mon café.

lundi 18 février 2008

Cinquante-sixième message !


Ca y est, j'ai repris les points d'exclamation pour ponctuer les titres de mes billets. Souvenez-vous que "Souvent femme varie bien fol qui s'y fie" comme disait notre bon roi François 1er.

Avant-hier, je ponctuais d'un point d'exclamation, hier d'un simple point, et aujourd'hui je reviens au point d'exclamation. Parfois je m'étonne moi-même de mon audace et de ma créativité.

Je n'ai rien de précis à dire. Je suis venue en ayant des idées que je ne retrouve plus ! Mais puisque j'ai ouvert mon pc et blogger, je me dis qu'il faut absolument que j'écrive quelque chose. Je serais bien sortie prendre un café, mais le froid sibérien qui règne dehors ne fera pas bon ménage avec mes petits orteils nus au bout du plâtre. Je reste donc chez moi et je m'astreins à écrire. Mais que vous raconter ? Que vous dire qui puisse vous intéresser ?

Je n'en sais strictement rien. Ah si, tiens puisque je suis là, je tenais à remercier tous ceux qui m'ont laissé des commentaires. C'est très gentil.

Par contre, mon blog n'est pas au point. Une fois publiés, je ne retrouve jamais les commentaires. Bon, vous me direz que je n'avais qu'à faire attention puisque sur la page de modération, il est indiqué à quel message se rapporte un commentaire.

Oui, j'aurais du faire attention. Et je n'ai pas fait attention, voilà tout. Toute à ma joie de publier mes commentaires, comme une grande, une vraie blogueuse, j'ai coché les trois puis j'ai cliqué sur "publier". Et voilà, c'est ainsi. C'est fait.

Donc, si par un quelconque miracle, un(e) spécialiste de blogger venait à passer par là, qu'il(elle) m'explique comment on peut faire apparaître dans la barre de droite les derniers commentaires publiés.

D'une part, cela me permettrait d'annoncer à la face du monde que non seulement je suis lue mais en plus commentée, comme un vrai journal, mais cela m'aiderait à répondre à ceux qui le méritent.

Puisque je parle de commentaires, je tiens à affirmer que je ne pratique aucune censure dans la publication de ces derniers pourvu qu'ils ne contiennent aucune critique à mon encontre. Je suis extrêmement sensible aux critiques que je trouve toujours injustifiées. Je suis presque parfaite quoiqu'à la vérité je me trouve bien proche de la perfection.

D'ailleurs lorsque j'étais très jeune et que mon frère aîné m'ennuyait, mon père lui enjoignait toujours de me laisser tranquille et de me parler gentiment parce que j'étais "petite". Aujourd'hui, même si j'ai pris de l'âge, je constate que je suis toujours petite compte-tenu de mon mètre cinquante sept, c'est la raison pour laquelle il faut encore me parler gentiment.

C'est une obligation stricte. Je suis totalement allergique aux critiques. Mon allergie est si vive, que même une critique dite "constructive" suffit à me blesser. Après avis médicaux, il semblerait que cela soit malheureusement incurable.

Mais rassurez-vous, malgré cet inconvénient, sachez que vos louanges, compliments, panégyriques, éloges et autres glorifications restent les bienvenues. Et comme je suis tout de même une brave fille, je réitère mes remerciements à ceux qui m'ont laissé des commentaires aimables.

Et voilà, à partir de rien ou de pas grand chose, dirons-nous, j'ai réussi à faire un message. Je suis vraiment douée ! Mais comme je le savais, je reste de marbre. Je n'arrive même plus à m'étonner de mes prouesses.

Parler pour ne rien dire est décidemment une qualité féminine !

samedi 16 février 2008

Cinquante-cinquième message.


Allez encore un simple point pour ponctuer le titre de ce message. Je vous en avais parlé, vous allez le lire. J'avais expliqué voici peu que j'étais allée visiter Second Life dont tout le monde parle.

Comme je l'avais dit, j'avais connu cette contrée étrange à l'époque des élections présidentielles. Chacun des grands partis avait en effet décidé d'ouvrir un bureau dans ce monde virtuel. Je trouvais cette initiative assez stupide. Je l'avais ressentie comme la mise en oeuvre d'efforts désespérés pour coller à la modernité.

Pour ma part, je pense que si j'avais été à la tête d'un parti, je ne me serais pas risquée à pareille pitrerie. L'idée d'aller implanter un bureau dans un monde virtuel me serait apparue comme totalement incongrue voire stupide.

Très peu douée en informatique et totalement allergique à tout effort en ce domaine, j'ai d'abord téléchargé le programme nécessaire pour me rendre sur SL. Entre initiés, on dit SL, il n'y a que les noobies pour parler de Second Life. Le noobie, c'est à dire le newbie, est l'individu qui se rend pour la première fois sur SL.

Dans les faits, j'avais téléchargé ce programme voici déjà plusieurs mois. Je m'étais connectée, n'avais pas compris grand chose et étais partie. Il aura fallu toute l'aide et la gentillesse de Laurence (que je remercie au passage) pour que mon avatar soit créé et que je puisse faire mes premiers pas sur SL.

Je rappelle qu'un avatar est la représentation de l'utilisateur. SL est suffisamment bien fait pour que l'avatar vous ressemble. Comme je l'expliquais précédemment, le mien me ressemble à peu près. Petite, blonde, menue et juchée sur des talons aiguille, me voici la même sur Gaïa que dans la vraie vie, même si j'y suis sans doute vêtue un peu plus court. Mais je n'ai pas eu le temps ni l'envie de faire trop d'emplettes.

Accompagnée de Laurence, j'ai effectué mes quelques premières visites. Puis, je fus lâchée en solo. J'y suis donc allée plusieurs fois pour tenter de comprendre ce qui attirait les gens là-bas. Mais peut-être et surtout pour deviner en quoi ce monde virtuel était autant à la mode.

J'ai trouvé le graphisme assez laid, même si certains endroits sont plus jolis que d'autres. C'est vrai que certains graphistes ont réussi à optimiser les ressources de telle manière que leurs créations sont plus que plaisantes.

Toutefois, lassée de me promener dans des endroits déserts -parce que SL est un monde mort - je suis vite retournée sur Gaïa, le lieu où se retrouve les français. Gaïa est un endroit abominablement laid. Quelques placettes pour se retrouver, entourées de friches et de bâtiments publics. On se croirait dans une ville communiste de province.


Et puis, j'ai été surprise de constater que même dans un monde virtuel, mes compatriotes ne perdaient jamais leur médiocrité. Ne sont-ils capables de génie que sous un régime monarchique ? C'est à se demander.

Gaïa, c'est l'Empire du Bien si cher au regretté Philippe Muray, transposé dans un monde virtuel pixellisé. Sur Gaïa, on a peu de droits mais beaucoup de devoirs. Sur Gaïa, des flics de la pensée traque les paroles interdites. Ces flics s'appellent des mentors. Certains sont sympas tandis que d'autres, véritables petits flics de la pensée traquent les paroles qui s'éloignent de la doxa socialiste.

Ainsi, un soir pour les tester, je m'étais amusée à crier "Vive Nicolas Sarkozy". Je fus aussitôt rappellée à l'ordre. On m'expliqua qu'il était interdit de parler de politique. Alors que j'arguais avoir entendu des gens de gauche s'exprimer librement, on m'expliqua que si je persistais, je serais bannie.

Sur Gaïa on ne vous condamne pas à mort mais simplement au bannissement, c'est à dire à errer dans le monde mort de SL sans jamais plus revenir chez soi entre compatriotes. De même, alors que les gens ne cessent de vanter les joies de la virtualité, il semblerait que les lois françaises s'appliquent au monde virtuel. Du moins lorsque vous parlez en public. On aurait pu rêver d'une forme d'extra-territorialité de SL permettant à tout un chacun de s'exprimer, mais cela n'est pas le cas. Gaïa qui représente l'expression de la virtualité à la française est aussi fliquée et intolérante que la vraie vie, c'est 1984 mis au goût du jour.

Ainsi, lorsque l'on parle publiquement, on fait attention, au moins autant qu'ici dans la vraie vie. Alors, ne reste qu'à parler par IM, c'est à dire par messages privés. Vous avisez un avatar dont le profil vous plait, et vous le contactez directement sans que les autres membres présents n'entendent.

Sur Gaïa, on ne chuchote même plus, on se tait et on communique presque par télépathie. Tant et si bien que sur la place principale, c'est un monde de silence peuplé par des avatars immobiles. C'est aussi agréable qu'une messagerie classique. Au lieu de cliquer sur un pseudo, vous cliquez sur un avatar. C'est un bête chat en 3D.

Ce monde francophone est aussi peuplé des mêmes crétins qu'ici. On n'y échappe pas. Vous avez les analphabètes qui tentent de vous parler en langage SMS. Vous avez aussi de pathétiques artistes qui font la promotion de leurs galeries virtuelles bourrées de photos de leurs oeuvres grotesques, laides et insignifiantes. Et bien sur une kyrielle d'individus ayant érigé le n'importe quoi en règle absolue en imaginant qu'ils sont originaux. La seule différence, c'est que contrairement à la vraie vie, sur SL les artistes ne sont pas subventionnés.

Et puis, si vous dépassez une certaine heure, vous aurez le droit à la venue des racailles. Ce sont les mêmes que dans la vraie vie. Même leurs avatars leurs ressemblent, laids et bodybuildés, exprimant sans doute par là leurs énormes complexes. Attitudes agressives, musiques pénibles, propos à la limite de la compréhension rédigés en phonétique, ils viennent vous draguer lourdement. Il n'y a rien décidemment rien de virtuel.

Alors vous commencez à en avoir marre de Gaïa, et grâce aux quelques rencontres de qualité que vous avez faites, vous allez ailleurs. Vous entretenez votre anglais, votre allemand ou votre espagnol et vous visitez d'autres contrées. Et là, c'est parfois amusant. Je suppose que les plus assidus peuvent faire des rencontres étonnantes.

En réalité, SL ne se différencie pas vraiment du monde réel. L’on y retrouve, comme dans ce monde, le pire et le meilleur. Vous pouvez y rencontrer des gens d’une éducation déplorable ou parfois avoir des discussions passionantes sur une multitude de sujets. Et si l’on vous demande pourquoi vous vous connectez sur SL pour y rencontrez des gens alors que la chose peut se faire sans ordinateur, vous pourrez rétorquer que, par exemple, SL vous permet des échanges avec des gens qui vivent à New York, New Delhi ou Tokyo, chose bien difficile dans la vie courante, les distances étant ce qu’elles sont.

Voilà ce que j'ai trouvé sur SL. Un monde à peu près mort qui se donne l'illusion d'être virtuel. Finalement des êtres esseulés et curieux s'y donnent rendez-vous. Ils reviennent quelques fois et repartent généralement pour ne plus revenir si l'on en croit les statistiques. Quelques infographistes s'y amusent en créant des lieux parfois étonnants mais rien de plus.

On y trouve à vendre quantité de choses tant pour améliorer l'apparence de son avatar, que pour meubler sa maison. Parfois, certains articles sont gratuits et on les appelle des freebies. On peut y créer des groupes en fonction de ses affinités, quelles qu'elles soient, politiques, sexuelles, ou autres. J'y ai croisé des gothiques, des lesbiennes, une communauté d'adultes qui aiment vivre comme des enfants, des apprentis philosophes, etc. Tout y est possible même si je maintiens que cela n'a rien de virtuel.

SL c'est amusant quelques fois mais cela ne sert pas à grand chose sur le long terme. En tout cas, cela n'a rien de virtuel, ce n'est que l'extrapolation informatique d'une société bien réelle avec ses interdits et ses tabous. Et Gaïa, le coin français vous permet de vous assurer qu'aussi bien en réel qu'en virtuel, notre beau pays n'est plus grand chose.

En conclusion, l'endroit n'est pas désagréable. On peut y revenir quand on n'a rien à faire parce que cela permet de papoter sans sortir de chez soi. Quant à estimer que c'est une invention faramineuse, il faut avoir vingt ans et un QI d'huitre pour le croire.

Cinquante-quatrième message.


Les plus observateurs auront déjà remarqué qu'avant même d'avoir écrit mon message, il y avait une nouveauté de taille. Effectivement, alors qu'auparavant tous mes titres étaient ponctués d'un point d'exclamation, celui-ci n'a droit qu'à un simple point. C'est une évolution assez mince mais je n'aime pas le bouleversement.

Pourquoi avoir fait cela me direz-vous ? Simplement parce qu'un grincheux avait osé critiquer mes titres. Il jugeait que le fait de les numéroter n'était pas très intelligent. Bien entendu, je n'ai pas publié son commentaire, ni suivi son conseil. Ce message sera lui aussi numéroté.

C'est une habitude curieuse qui m'est venue le jour où j'ai ouvert ce blog. Je ne savais pas quel titre choisir alors j'ai mis "premier message". Ma fainéantise aura fait le reste. C'est ainsi qu'il y eut premier, puis deuxième, troisième, et enfin cinquante-quatrième message. La nouveauté, c'est donc le point.

Mais je ne m'interdis pas de donner un jour de vrais titres à mes articles. Le problème est que lorsque je viens écrire, je n'ai qu'une vague idée du sujet. J'ouvre blogger, je me mets face à la page blanche et je vois. C'est pour cela que la plupart du temps, j'enregistre mes articles en brouillon. Puis parfois, je les retravaille ou les annule. Ecrits un jeudi, ils peuvent n'être publiés que le samedi. J'aurais fait une médiocre journaliste.

Aujourd'hui, j'ai décidé de mettre des liens. Je suis tombé sur deux blogs par hasard au cours de mes recherches. Le premier fut celui du Psychothérapeute alors que je cherchais un article de psychopathologie. Je ne fus pas déçue du voyage puisque ce blog est assez délirant et plutôt loin des enseignements orthodoxes. Je suis devenue accro à sa prose délirante et structurée et j'admets bien volontiers que c'est lui qui m'aura poussée à rédiger le mien. J'ai d'ailleurs choisi blogger parce qu'il publiait le sien chez cet hébergeur.

Partant des liens qu'il proposait, j'ai aussitôt apprécié Le Grand Charles pour son sérieux. Le rédacteur semble jeune mais je lui reconnais la gravité des capricornes. Je le lis très régulièrement et je suis presque persuadée qu'il finira sans galons mais plein d'humour. Il possède une trop grande lucidité pour réussir dans ce monde.

J'apprécie aussi Hastable. Je le perçois plus âgé que le grand Charles. J'apprécie ses analyses toujours pleines d'humour et de vérité. Je rajouterai aussi Fromage Plus dont j'apprécie le catholicisme à visage humain et les textes amusants.

Pour la fine bouche et parce que ce sont de fort jolies plumes, je décide de mettre en lien "Le bal des dégueulasse" et "Les enfants de la zone grise". J'apprécie le premier pour son sens de l'analyse assez rare. Et ce d'autant plus qu'il semble assez jeune. Par contre, je ne saurai trop lui conseiller d'écrire "coalition" avec un seul "l". Quant au second, je me délecte de l'exquise morosité de ses textes. Si on les prenait au sérieux, on finirait par se dire que rien ne changera jamais et on serait tenté de se jeter dans la Seine. Les deux se signalent aussi par une absence totale d'illustration qui confine au jansénisme.

J'ajouterai aussi "Misandrie, médias et publicité". Bien que son rédacteur semble avoir une dent contre moi, je trouve qu'il écrit bien. Je regrette qu'il ne soit pas plus prolixe. Ses analyses non dénuées d'humour sont justes et toujours agréables à lire. J'imagine que les femmes l'ont fait souffrir. Qu'il se rassure, il n'est pas le seul. Nous sommes nées pour cela.

Je fermerai le ban avec le site de Ilys dont les contributions sont inégales mais généralement amusantes à lire. Bien entendu, cette liste ne serait pas complète sans "Le salon beige" et "Fdesouche" dont le sérieux n'est plus à démontrer, même si je ne suis pas suffisamment orthodoxe pour me retrouver totalement dans leurs propos.

Et enfin, j'adore lire "Quitter la sécu" de cette chère Laure. D'une part parce que j'adore sa prose, son courage et ses petits dessins et montages. Et enfin, parce que c'est une femme et qu'elle prouve ainsi que nous sommes capables de faire autre chose que des blogs de filles. Et puis, bien qu'ayant une vie on ne peut plus rangée, je me sens finalement très proche de son côté libertarien.

Dans un autre style, j'adore l'histoire de la première guerre mondiale, bien que ce ne soit pas très féminin. Cette période exerce depuis toujours chez moi une attirance que je ne peux expliquer. J'ai donc mis quelques liens sur cette période et notamment vers les cimetières militaires que je trouve toujours chargés d'émotion.

Et puis, j'ai évidemment mis d'autres liens vers des chausseurs ; que ferais-je sans mes Jimmy Choo ou mes Sergio Rossi ? Et pour conclure cette liste, j'ai aussi mis des liens vers des sites de littérature que j'appréciais. Mais aussi vers des sites de toutes sortes.

J'ai finalement été bien ennuyée parce que je pensais que mettre des liens serait plus simple. J'adore traînasser sur le web, j'ai mes petites habitudes mais je lis aussi souvent des tas de choses passionnantes et nouvelles en allant de liens en liens. Malheureusement, j'oublie le plus souvent de les mettre en favoris, ce qui fait que je les oublie.

Cette liste n'est donc pas exhaustive loin de là. Et pour conclure, une illustration plus orthodoxe de liens.

vendredi 15 février 2008

Cinquante-troisième message !

Qu'on se le dise, je trouve mon blog ravissant et très agréable à lire. Je suis très satisfaite de moi. Je trouve que mes textes sont charmants et aériens tout en étant suffisamment graves et parfois même sérieux, pour que l'on comprenne que même les petits blondes ont un cerveau entre les oreilles.

En relisant quelques uns de mes billets, pour traquer des fautes d'inattention, j'ai été ravie. Rédiger un blog n'est pas une chose aisée et je trouve que je m'en sors bien. J'ai relu au hasard une dizaines de messages et j'ai eu un sursaut d'orgueil.

Un abruti dont je n'ai pas publié le commentaire acerbe me reprochait de ne pas avoir de ligne éditoriale claire. C'est entièrement faux. Bien entendu, je ne suis pas un homme donc je ne suis pas monomaniaque. Je ne me vois donc pas écrire jour après jour des messages sur le même sujet : politique, mécanique, etc. En ce sens je reste une femme, je m'avère multitâches.

Pour autant, je n'ai pas souhaité sombrer dans le blog de fille, dans lequel j'aurais étalé mon babillage stérile en donnant de l'importance à mes menues aventures. Je n'ai pas non plus souhaité rédiger un blog de femme, dans lequel j'aurais étalé des recettes de cuisine. Je cuisine pourtant très bien, et je sais même coudre. Pour vous le prouver, je vous expliquerai comment j'ai réalise mes double-rideaux moi-même sur ma petite Singer Starlette 18.Non, ma ligne éditoriale, c'est être moi. C'est d'être jour après jour légère ou grave, stupide ou intelligente, quand cela me chante. Ma riche et adorable personnalité transcende donc toutes les règles reçues en matière de journalisme. Ma ligne éditoriale, c'est moi. Je suis l'alpha et l'oméga de mon petit monde.

A ce titre, je dois augmenter ma liste de liens, c'est un fait. Mais je suis dépitée de constater que j'ai des lecteurs, mais que pas un ne m'a mise en lien, à part Psychothérapeute. Suis-je donc à ce point infréquentable que personne n'ait jugé utile ou bon d'indiquer à ses lecteurs que j'existais et œuvrais pour la blogosphère dans la solitude de mon appartement haussmannien.

Voilà, j'étais heureuse en lisant mon blog, et me voici devenir atrocement triste. Ceux qui diront que je suis hystérique parce que je passe du sourire aux larmes sont stupides et ne connaissent rien aux femmes.

jeudi 14 février 2008

Cinquante-deuxième message !


Ce soir, c'est la Saint Valentin, la fête de tous les amoureux. N'ayant pas d'amoureux transi à mes jolis pieds, je devrais me trouver fort marrie de passer cette soirée esseulée. Je devrais me poser des questions, me demander pourquoi je suis seule, pourquoi je ne suis pas encore mariée ni même fiancée. Et pourtant, je m'en moque un peu.

Non, que je me moque du fait d'être seule. Non, j'arrive à un âge où bientôt n'importe quel type fera l'affaire, même idiot ou très laid voire pauvre, pourvu que je ne finisse pas vieille fille. L'idée de finir vieille fille ne m'est pas agréable. Je crois que c'est surtout du à l'diée d'avoir plein de napperons chez moi en plus d'un chat.

Car c'est bien connu, les vieilles filles ont des napperons et un chat mâle qu'elles ont fait castrer. A défaut d'avoir su attirer et retenir un homme, il semblerait qu'elles aient voulu se venger des hommes sur un félin en allant jusqu'à lui ôter ses attributs virils pour que lui au moins reste près d'elles.

Moi, je n'aime pas trop les napperons même si j'admets en avoir un au centre de ma table à manger. Il est ancien et en dentelle de Calais. Cela me rassure de dire cela, cela me permet de considérer que je suis une esthète plutôt qu'une petite mémère précocement vieillie. Par contre je déteste carrément les chats. Je ne trouve pas cela beau ni intelligent. Et l'idée d'avoir une caisse de litière pleine de crottes et de pissats dans un coin de mon appartement me révulse. Et je l'avoue les amateurs de chats m'insupportent. Si quelqu'un me dit aimer les chats, j'ai un à-priori négatif, je me dis que c'est un mou ou une molle.

Le jour de la Saint-Valentin a longtemps été célébré comme étant la fête des célibataires et non des couples. Le jour de la fête, les jeunes filles célibataires se dispersaient aux alentours de leur village et se cachaient en attendant que les jeunes garçons célibataires les trouvent, ainsi qu'on faisait dans l'ancienne fêtes des lupercales. À l’issue de ce cache-cache géant, les couples formés étaient amenés à se marier dans l’année.

Cette fête aurait donc du être la mienne puisque je suis célibataire. Mais puisqu'à l'instigation de je ne sais quelle autorité, elle est devenue celle des couples établis et non plus des célibataires, je suis exclue.

Tant pis, je n'aurai pas ma rose de serre cultivée aux Pays-Bas, de celles qui meurent le lendemain, ni mon diner médiocre spécial Saint Valentin.

mardi 12 février 2008

Cinquante-et-unième message !


Même avec une jambe dans le plâtre, c'est étonnant combien je peux être occupée. Pas une seconde à moi, je vaque à mes occupations toute la journée et ne m'ennuie pas. De toute manière, je ne m'ennuie jamais. Un de mes amis m'avait un jour comparée à un de ces petits rongeurs vendus en animalerie qui ne cesse de s'agiter. Lapine naine au mieux ou rate au pire, j'avais moyennement apprécié la comparaison.

C'est ainsi que j'avais prévu de publier un message dédié à SL mais je n'aurai pas le temps. Pour faire patienter mes rares lecteurs, je publie juste la photo de mon avatar. Là, je me suis prise en photo sur GAÏA, le "coin" français". Mais les connaisseurs auront déjà reconnu la laideur de l'endroit !

Vous noterez que mon avatar est ultra-ressemblant. Je reste une petite blonde. J'ai même poussé le vice jusqu'à mesurer exactement un mètre cinquante-sept comme dans la vraie vie. Car sur SL, on peut même se mesurer. J'aurais pu devenir une bimbo d'un mètre soixante-quinze affublée d'une énorme poitrine. Je n'ai pas voulu devenir Palema Anderson. Je suis restée moi. Vous pourrez ainsi me louer pour ma modestie et mon sens de la mesure.

Quant à l'article de fond ce sera pour plus tard. Mais sachez, que sans rentrer dans les détails, SL ne sert à rien. Je pense même que cela ne sert strictement à rien. Cependant l'expérience, que je vous narrerai prochainement, fut amusante. C'est fabuleux de voir combien les français peuvent rester médiocres même sur un monde virtuel.

dimanche 10 février 2008

Cinquantième message !


Alors là, si je n'étais pas aussi peu douée en informatique, je crois que j'aurais mis un petit "jingle" que vous auriez pu entendre en lisant ce message. Car c'est mon cinquantième message et je trouve que cela devrait se fêter dignement.

A vrai dire, je ne suis pas si nulle en informatique, je suis plutôt paresseuse. En effet il ne me semble pas insurmontable d'insérer un petit lecteur de mp3 gratuit. Le courage m'a manqué, je l'avoue. Et puis cela n'aurait servi à rien. Prenez simplement conscience que vous êtes en train de lire le cinquantième message de mon blog ce qui vous autorise à admirer ma constance et mon sérieux.

Que vous raconter aujourd'hui ? D'abord il fait beau, si beau que je suis sortie munie de mes fidèles béquilles noires pour aller me promener une petite heure. J'ai même bu un café en terrasse à ma brasserie favorite, mais aujourd'hui on ne m'a pas offert le champagne. mes jolis orteils nus au bout du plâtre en éventail, ont pris le soleil et j'ai plaint les pauvres filles frileuses qui passaient chaussées de bottes devant moi. On m'a demandé dix fois si je m'étais cassé la jambe au ski.

Les vacances scolaires n'ayant pas démarré j'ai répondu que non, que j'étais juste tomber. Ça fait un peu pauvre fille maladroite. Tant pis, je me rattraperai après les vacances, qui ont lieu du 23 février au 9 mars. A partir du 10 mars, j'aurai moins de scrupules à mentir. Je pourrai expliquer que lancée à haute vitesse en monoski sur une piste noire, j'ai été heurtée par un médiocre skieur anglais. Je passerai pour une sportive accomplie, je jouerai les pauvres petites blondes fragiles, on me plaindra et on maudira les anglais : bien fait pour eux. Sur le côté extérieur de mon plâtre, je vais demander à une amie de m'écrire au marqueur "Souvenir de Courchevel 2008".

C'est curieux, j'étais venue ici en ayant l'idée bien arrêtée de vous parler d'un sujet, et voici que je m'épanche bêtement sur autre chose n'ayant rien à voir. C'est en effet lors des élections présidentielles que j'ai entendu parler pour lapremière fois de Second Life. A les écouter, c'était merveilleux et tous les partis avaient ouvert un "bureau" sur ce lieu virtuel.

Ne souhaitant pas rester plus longtemps bêtes et ignorante, j'avais prévu de m'y rendre. Et puis les semaines ont passé, et les mois et je n'y étais jamais allée. Profitant de mon immobilisation, j'ai fini par m'y rendre quelques fois en me faisant guider par une experte pour mes premiers pas. J'ai donc un superbe avatar qui me ressemble comme deux gouttes d'eau.

Hier soir, n'ayant aucune soirée ni diner, et la perspective de regarder la télévision m'horrifiant, je me suis rendue seule sur Second Life. Je voulais donc dans ce message vous parler de mes impressions. Hélas, ce message est déjà bien trop long pour que je continue à écrire. Et puis, je n'ai plus le temps. C'est un peu mince pour un cinquantième message, je sais que j'aurais pu faire mieux.

Désolée, mais je crois que vous êtes encore venus pour rien. Soyez certains que j'en suis atrocement affligée ! Enfin, vous aurez eu une jolie photo de Courchevel, vous n'aurez pas tout perdu.


samedi 9 février 2008

Quarante-neuvième message !


Que je vous dise et vous explique calmement. J'ai failli mettre pour titre de ce message "cinquantième message". Oui, je serais passée directement du "quarante-huitième message" au "cinquantième message". J'imagine que mes quelques lecteurs se seraient demandés où était passé le "quarante-neuvième message" ?

Et comme j'ai l'imagination féconde, je me suis laissée aller à m'imaginer rencontrant un succès sans précédent. Mon blog serait devenu une attraction courue par tout ce que Paris, Londres, New-York et Milan comptent de décideurs. Et tous auraient parlé de ce "quarante-neuvième message".

Les langues se seraient déliées et des clans formés. Pour certains, cette absence aurait été due à une erreur de ma part. J'imagine que certains auraient dit qu'ayant une formation littéraire, il était normal que j'ai été aussi peu logique et aussi farfelue. Cette absence de "quarante-neuvième message" aurait signé mon côté profondément frivole et persistant de petite fille riche précipitée dans le prolétariat.

Pour d'autres, l'absence de ce message aurait été voulu, inscrit dans une démarche artistique novatrice. Passer de quarante-neuf à cinquante aurait été le fait d'un esprit farouchement rebelle désirant briser les repères habituels. Mon blog banal serait devenue l'icône d'une avant-garde de l'art contemporain. J'aurais ensuite fréquenté les vernissages, le regard plein de morgue dotée de toute l'assurance que peut donner la fréquentation des élites.

Pour une infime partie, constituée de paranoïaques et autres personnes étranges, ce quarante-neuvième message aurait en fait existé. Chacun d'eux aurait eu la preuve de son existence et aurait raconté ce que ce message disait. Et bien entendu, chacun aurait ensuite rajouté que si ce message avait été retiré, c'était du fait de pressions provenant de la CIA ou de je ne sais quel organisme national ou supra-national.

Comme il y a des légendes qui affirment qu'Elvis Presley serait toujours vivant, il y aurait eu quantité de légendes urbaines expliquant pourquoi ce message avait disparu. On aurait ainsi pu raconter que le quarante-neuvième message, aurait été publié le 9 février 2008 au petit matin, entre 00h12 et 00h31, puis qu'il aurait mystérieusement disparu. Et que curieusement, à cette heure-ci (heure américaine) on aurait vu George Bush téléphoner à Vladimir Poutine. On aurait parlé de moi sur ce site !

Tout cela m'aurait plu. Mais comme je suis quelqu'un de simple, je ne l'ai pas fait. Vous avez donc sous les yeux le "quarante-neuvième message". Vous noterez qu'il n'est pas d'un intérêt extraordinaire. Je n'avais rien de fabuleux à vous dire si ce n'est que j'ai eu deux dédicaces sur mon plâtre. Voilà le seul bouleversement du jour : pas de quoi en faire un article n'est-ce pas ?

Par contre, cela m'aura permis de rédiger un texte à partir de pas grand chose ce qui m'aura permis d'alimenter mon blog à peu de frais ! Désolée d'avoir attiré votre attention pour rien et de vous avoir fait perdre votre temps. Vus pouvez retourner à vos occupations.

jeudi 7 février 2008

Quarante-huitième message !


Non, j'ai des choses à faire. Je n'ai plus le temps d'écrire. Bien qu'ayant la jambe dans le plâtre, j'ai tout de même des obligations.

Mais, je prépare et je mets en place. J'écris déjà le titre. C'est un peu comme si je dressais le couvert avant de passer en cuisine. J'ai déjà l'idée du menu. A demain donc.

Addendum du vendredi 8 février :

Finalement, je n'ai pas grand chose à vous dire. Et puis, je le trouve très bien comme cela ce message. Je renoue avec mes ambitions premières. Il y eut le nouveau roman, il y a maintenant le nouveau blog, léger, presqu'aérien, écrit pour ne rien dire.

Quarante-septième message !


Nul ne peut me dénier que je sois une brave petite catholique. Baptême, "petite" communion dite aussi communion "privée", profession de foi et confirmation : j'ai reçu tous les sacrements possibles pour le moment. Je n'attends plus que le mariage qui tarde et l'extrême onction que je souhaite voir arriver le plus tard possible. Je pourrais aussi rajouter que ma famille compte de nombreux religieux. Autant vous dire que je suis une vraie catholique.

Pourtant à la lecture de blogs catholiques, j'ai conscience d'être aussi une terrible pécheresse. Je suis même persuadée que certains rédacteurs seraient prêts à me lapider pour ce que je vais dire. Oui, car je suis pour la contraception et l'avortement.

Alors, j'imagine que la contraception est suffisamment rentrée dans les moeurs pour que ma prise de position ne me vaille tout au plus qu'un froncement de sourcil. Après tout, je connais suffisamment dans mon cher septième arrondissement de catholiques pratiquants qui utilisent la méthode Billings pour contrôler les naissances.

Mes chères petites condisciples arborant fièrement serre-têtes et mocassins n'ont tout de même pas envie de choisir entre l'activité sexuelle et les enfants. Quoiqu'à la vérité certaines pourraient sans doute fort bien de passer de sexe mais elles auraient peur que leurs époux renouent avec la fréquentation des prostituées ou le troussage de jeunes soubrettes délurées.

C'est ainsi que plutôt que la pilule elles ont décidé d'analyser leur glaire cervicale. Pour plus de renseignements, merci de vous référer à cette page. Je vous avoue ne pas trouver la méthode suffisamment ragoutante pour m'étendre sur le sujet. Alors certes la méthode n'est pas contraceptive mais elle est tout de même le moyen de contrôler les naissances et donc de contrecarrer les projets divins. N'est-ce pas de la tartufferie ?

En ce qui concerne l'avortement, ma position est radicale. Je suis pour. Certes l'enfant se fait à deux. Mais l'expérience prouve que jusqu'à preuve du contraire, il se développe tout de même dans nos utérus à nous. Certes on pourrait m'objecter que l'utérus en tant que moyen de perpétuer l'espèce humaine appartient de ce fait à l'humanité. Et donc, que diraient les hommes si je voulais transformer leurs testicules en choses publiques ?

Ainsi, je serai radicale et j'affirmerai : à chacun ses organes. Et comme le clamaient les gauchistes d'une autre époque, je reste moi aussi persuadée que nos corps nous appartiennent. Mon utérus est à moi, tout comme ce qui s'y passe.

Ils nous appartiennent d'autant plus qu'en cas de naissance non désirée, les jeunes ou vieux messieurs avaient la fâcheuse habitude ficher le camp sans pour une fois revendiquer un quelconque droit de propriété sur l'enfant à venir. Défendre l'enfant en tant qu'entité désincarnée ne sera jamais la même chose qu'endosser la paternité en cas de grossesse.

L'enfant est certes le résultat d'une fabuleuse mécanique biologique mais ce devrait être aussi le désir d'un couple sur de son choix. Tant pis ce "projet parental" a des relents socialistes, moi je le trouve juste.

On voudrait aujourd'hui protéger celles qu'on appelaient les "filles mères" en leur donnant les moyens d'élever ces enfants non désirés. Comme c'est étrange, sachant qu'à l'époque où l'avortement était pénalement réprimé, ces mêmes demoiselles subissaient l'opprobre de ceux qui veulent aujourd'hui les protéger d'un possible infanticide.

Les femmes sont donc toujours coupables et on oublie que l'enfant non désiré a été fait à deux. Curieusement, le rôle du géniteur n'est jamais abordé, seule la génitrice est sous le feu des projecteurs. Le mâle mu par ses pulsions sexuelles qu'on a toujours excusées, semble bien furtif dans ce débat. Je trouve donc bien curieux que ces chers catholiques pratiquants qui hier lapidaient la fille mère, lui témoignent aujourd'hui tant d'attentions.

Il me semble que si hier ils avaient fait preuve de plus de charité et de compréhension, aujourd'hui l'avortement n'aurait pas pris de telles proportions. Qu'ils comprennent que des femmes préfèrent aujourd'hui endurer la culpabilité d'un avortement que le dégout que les bien-pensants leurs manifestèrent hier. D'ailleurs dans l'écrasante majorité des cas d'avortements que j'ai eu à connaitre, les messieurs étaient plutôt satisfaits que leurs compagnes avortent. Et pas un ne les a accompagnées à l'hôpital le jour fatidique.

L'avortement signe peut-être dans certains cas l'immaturité de certaines femmes, mais je reste persuadée qu'il est aussi et surtout le signe de l'irresponsabilité persistantes des hommes face à leurs devoirs.

Et puis je n'aime pas ces professeurs de morale. Peut-être suis je boiteuse d'un pied dans ma conception du catholicisme. Mais et alors ? Peut-être qu'eux qui croient marcher droit ne le font que parce qu'ils sont boiteux des deux pieds ?

Quarante-sixième message !

Je suis étonnée d'avoir dépassé les mille lecteurs. Pourtant, le premier compteur que j'ai mis l'atteste : j'ai un peu plus de mille-deux-cents lecteurs. Aujourd'hui, j'espère avoir vingt-cinq lecteurs. Hier, j'en ai eu près de cinquante. C'est étonnant et plutôt amusant de savoir que je suis lue. C'est d'autant plsu drôle que j'avais démarré ce blog sans arrière-pensée, juste pour le plaisir d'écrire ce qui me passait par la tête. Il faut croire que comme dit le proverbe : l'appétit vient en mangeant.

Curieuse comme le sont les femmes, toujours désireuses de savoir ce que l'on pense d'elles, je suis allée sur Technorati. C'est un site qui mesure l'audience des blogs dont j'avais entendu parler sur un autre blog. Consciencieusement, j'ai tapé l'adresse de mon blog dans la petite fenêtre en haut à droite. Et le miracle s'est accompli puisque j'ai un "niveau d'autorité" de un ! Si vous ne me croyez pas, il vous suffit de cliquer ici. Alors, n'avais-je pas raison ?

Bien sur, nunuche comme je suis, je ne sais pas ce que signifie "niveau d'autorité" qui d'ailleurs se dit "authority" sur Technorati. Je suppose qu'il s'agit de la mesure de l'influence du blog telle qu'elle ressort de l'analyse du nombre des liens et des citations proposés par d'autres blogs ? Décidément très curieuse, je me suis livrée à une comparaison. Je me suis donc amusée à taper les adresses de blogs dont j'étais lectrice.

Fréquentant un peu la blogosphère comme l'on dit, je ne suis pas sans savoir que le champion incontesté des blogueurs est Monsieur Loïc Le Meur. Mue par cette curiosité dont je vous parlais deux lignes plus haut, j'ai aussi tapé l'adresse du blog de ce monsieur sur Technorati. J'ai alors constaté qu'il avait un niveau d'autorité de sept-cent-dix ! Rendez-vous compte, je suis sept-cent-dix fois moins influente que notre champion du blog.

Moi qui en étais presque à me vanter des mes résultats encourageants, voilà qui remet les pendules à l'heure. Je ne suis qu'une élève médiocre, bien loin des premiers de la classe. Je ne suis qu'une petite fille pas très douée, qui ayant obtenu un "un sur vingt" alors qu'elle était abonnée aux "zéros sur vingt", se voit attribuer par son instituteur la mention "en progrès, continuez" sur son carnet de notes pour l'encourager.

Ceci étant dit, ma conclusion première de tout cela sera que pour être lue, il faut beaucoup publier. Car j'imagine qu'un lecteur se lasse d'un blog sur lequel figure toujours le même message datant de plus d'un mois.

Ma conclusion finale est que l'on peut aussi publier n'importe quoi, pourvu que l'on publie. Car sans vouloir être méchante, je ne comprends pas les raisons de l'énorme audience de Monsieur Le Meur. J'ai beau eu lire en long, en large et en travers ce blog, je ne comprends pas ce qui motive les gens à consulter ce pensum qui semble n'avoir été réalisé que pour célébrer son rédacteur.

Si quelqu'un pouvait m'expliquer les raisons de son succès, cela m'intéresserait. En tant qu'élève médiocre mais "en progrès", j'ai toujours soif de m'instruire. Dans tous les cas, moi qui ne possède que de médiocres connaissances en informatique et qui n'envisage pas de créer une entreprise dans les NTIC, je suis assurée d'être à l'abri d'un tel succès. De toute manière, qu'on se rassure, je n'ai pas plus d'ambitions ici, que je n'en ai dans la vie professionnelle. Je crois que je sais rester sage et discrète.

mercredi 6 février 2008

Quarante-cinquième message !


Je me suis parjurée. Précédemment, j'avais dit ne pas être allée dans un "lieu de convivialité" depuis le deux janvier, et c'était vrai. Mais j'ai failli, j'y suis retournée.

Ai-je des circonstances atténuantes, je ne sais pas. Je m'ennuyais un peu chez moi, n'étant pas habituée à rester cloîtrée sans voir du monde. Dans la pratique, ce que j'adore, c'est d'être seule au milieu des autres.

Jugeant que ma jambe brisée était une excuse qui me vaudrait la mansuétude de mes rares lecteurs, jai décidé de m'offrir un café dans un "lieu de convivialité". Je me suis maquillée debout, les béquilles coincées contre le lavabo, face à la glace, en équilibre instable en faisant attention de ne pas appuyer sur ma jambe droite plâtrée, ou alors juste le bout du bout des orteils nus et encore rien qu'un tout petit peu !

Estimant que le résultat était probant, les cheveux brossés, les yeux et la bouche faits discrètement, je me suis décidée à sortir. Négligeant de dissimuler mes orteils dénudés par le plâtre sous une chaussette peu esthétique, j'ai pris mes béquilles, mon livre et mon sac à main, j'ai fermé ma porte à clé et ai pris l'ascenseur. Une fois dans la rue, j'ai "kiffé grave" le ciel bleu et la température clémente comme diraient les jeunes.

A petits pas, faisant une halte tous les vingt mètres environ parce que le plâtre est lourd, je me suis rapprochée, vaillante petite tortue, de ce qui fut naguère mon lieu de perdition favori, une grande brasserie faisant l'angle de deux avenues.

Rejetée telle une lépreuse à l'extérieur, du fait de ma tabacomanie, je me suis installée en terrasse, sous un chauffage d'appoint irradiant sa chaleur sur mon crâne en épargnant consciencieusement le reste de mon anatomie. Ayant installé ma jambe brisée sur une chaise en face de moi, je me suis calée sur le fauteuil et j'ai pris conscience que tout cela m'avait manqué. Si, trainer seule dans les cafés n'est pas le fait d'une demoiselle correcte, alors j'admets être une terribily bad girl !

Gérard mon garçon habituel m'a évidemment reconnue et avisant ma jambe plâtrée a pris de mes nouvelles. Croyant que ma disparition était due à mon accident, je l'ai rassuré. Je lui ai expliqué que ce décret anti-fumeurs me tenait dorénavant éloignée de ma brasserie favorite.

Le pauvre eut l'air dépité et m'avoua que son établissement accusait une perte de chiffre conséquente. Il rajouta que dans la journée, il n'y avait plus que de rares et sèches rombières venant prendre un thé.

L'ambiance de la brasserie était devenue celle d'une ville d'eau réservée à des curistes valétudinaires au teint jaune. Il m'affirma que mon sourire radieux lui manquait. Il semblait réellement ravi de me revoir. Il me demanda si je n'avais pas froid et si je désirais un coussin pour caler ma jambe plâtrée parce qu'il pouvait en rapporter un de l'intérieur.

L'assurant que tout allait bien, et le remerciant pour son accueil, je passai ma commande : un café. Ce bon Gérard revint quelques minutes après portant son plateau. Il déposa un café devant moi ainsi qu'une flute de champagne offerte par la maison. Il m'expliqua que c'était pour fêter mon retour. Je le remerciai chaleureusement et il prit congé.

Je bus mon champagne tranquillement, sans me faire prier parce que j'adore cela. Puis, je savourai mon café tiède en lisant une petite heure. Ayant laissé un pourboire digne d'une Reine, je levai le camp afin de retourner chez moi.

Voici donc comment, dans un établissement dorénavant interdit aux fumeurs, je fus priée de m'adonner au seul vice encore licite : l'alcool.

Quarante-quatrième message !


Deux ou trois commentaires ont fait référence au fait que j'aie dit que j'étais une habituée des béquilles.

Il se trouve qu'alors âgée de quinze ans, j'ai été victime d'un accident de voiture. Grièvement blessée et faisant donc partie des statistiques, je souffrais de fractures des jambes, du bassin, et du bras droit. A cela s'ajoutaient quelques désordres intérieurs que je ne mentionnerait pas.

Mes lecteurs ayant un grand sens de l'humour seraient tentés de dire "Et la tête alouette ?". Non, je les rassure, ma tête n'a rien eu. Quant aux admirateurs de Coluche qui me demanderaient si il n'aurait pas été préférable de me couler dans un bac de plâtre, je leurs répondrai que cette solution ne fut pas suivie par les médecins.

On me plâtra certes mais on me mit aussi différentes broches, plaques et vis pour tenter de remettre en place les pièces du puzzle que j'étais devenue. Je passerai aussi sous silence la douleur et l'angoisse de la situation. En effet durant quelques semaines, on envisagea de m'amputer de ma jambe droite. Je sais que les prothèses ont fait beaucoup de progrès, mais je rends grâce à Dieu d'avoir conservé ma papatte.

Certes, elle est un peu plus courte que l'autre, fonctionne moins bien dans la mesure ou mes articulations ont beaucoup perdu en souplesse et en amplitude, est abimée par des cicatrices, me fait très mal lors des changements de temps, m'occasionne une claudication prononcée, mais c'est ma jambe à moi et elle vaudra toujours plus que le plus merveilleux produit de chez Otto Bock.

Après avoir été successivement en hoîtal puis en centre de rééducation, je fus rendue à la vie civile. Je pus quitter mon fauteuil roulant pour remarcher convenablement même si je gardai les béquilles durant pas mal de temps. Et il m'arrive encore, au grès du temps, des douleurs, et peut-être de mon humeur, de prendre une ou deux béquilles à certaines périodes pour mieux marcher et être moins fatiguée.

Je suis donc handicapée. Qu'ai-je à en dire aujourd'hui ? Jamais je ne dirai que c'est une chance et il ne me viendrait jamais à l'idée de souhaiter cela même à mon pire ennemi. Par contre, comme j'aime positiver, il me vient parfois en tête que si je n'avais pas connu cette épreuve j'aurais pu devenir une autre femme.

Il est bien connu que les petits blondes sont les pires pestes qui soient. Je l'ai souvent entendu rire. Du fait de mes épreuves et de mon handicap, il me semble que j'ai peut-être acquis une humanité qui aurait pu me faire défaut si la vie ne m'avait pas proposé de changer ce 7 mai 1998.

Quarante-troisième message !


J'avais envie d'écrire sans savoir quoi écrire. C'est l'angoisse de l'écran blanc bien connu du blogueur. Quoique. Si je fais références à mes blogs favoris, je constate qu'à part Le Grand Charles et Philippe le Psy, dont la production frise le stakhanovisme, les autres n'écrivent que lorsqu'ils ont quelque chose à dire. Ils ne doivent pas connaitre l'angoisse. Certains frisent même l'indolence la plus complète. J'aurais pu faire de même. Qu'est-ce qui me pousse à vouloir écrire à tout prix ?

Je n'en sais fichtre rien. Je crois que dès le départ, j'ai eu l'idée que ce blog serait mon Tamagochi. Je dois donc le nourrir quotidiennement ou du moins plusieurs fois par semaine. En ouvrant blogger, ne sachant pas quoi écrire, je m'abimai dans la contemplation de ma jambe plâtrée posée sur une chaise comme si mes charmants orteils nus gigotant au bout étaient capables de m'inspirer.

C'est en relisant les messages que j'avais publiés que j'ai pris conscience d'avoir omis de prendre position sur un sujet qui me tenait à coeur. En effet, depuis le 2 janvier, il est interdit de fumer dans les "lieux de convivialité". Que fumer soit mal, tout le monde le sait. Que la prohibition ne règle rien, tout le monde aurait du le savoir. Je ne m'étonne pas que nos élus l'ait ignoré puisqu'il semble que l'ignorance soit leur lot commun.

Me rebellant à ma manière, je déclare solennellement que depuis ce deux janvier funeste, je n'ai pas été déjeuner, ni diner une seule fois au restaurant. Ne m'arrêtant pas en si bon chemin, je jure sur l'honneur que pas une seule fois, je n'ai pénétré dans un estaminet afin d'y prendre un thé ou un café. Je ne fréquente plus les "lieux de convivialité", je suis devenue abstinente et j'en suis fière.Toutes mes sorties ont été faites dans des lieux privés. J'ai ainsi réalisé de substantielles économies qui me permettent déjà de financer mes cigarettes mais aussi ma prochaine paire de sandales.

L'abstinence est un renoncement volontaire et durable à la satisfaction d'un appétit ou d'une envie. Dans la plupart des cas, le terme désigne l'abstention de rapports sexuels, d'alcool, de tabac voire d'un type de nourriture ou d'une pratique addictive. Cette pratique peut résulter d'interdits religieux, de considérations pratiques, philosophiques voire politiques.

Dans mon cas, il semblerait que mon abstinence trouve sa source dans mon éducation qui m'impose de ne jamais aller dans un endroit où je ne suis pas la bienvenue, et dans une philosophie qui m'éloignera toujours des endroits dans lesquels on attend que je me conforme à des pratiques que je juge opposées à ma liberté fondamentale.

Aujourd'hui 6 févier, je n'ai pas pénétré dans un café depuis 35 jours !

Bravo Anna !

samedi 2 février 2008

Quarante-deuxième message !


Ils se sont mariés. Jamais un Président de la République nous aura autant entrainé vers l'abîme. La vulgarité de ce type, n'a d'égale que son mauvais goût pour les femmes. Certes Carla est belle. Mais franchement quel homme peut se targuer d'être quelqu'un de bien en épousant un ex-mannequin gauchiste reconverti dans la chansonnette.

J'avais lu la liste des partenaires sexuels de Carla Bruni, qui je crois était parue dans le Parisien. Malheureusement, je n'ai pas retrouvé l'article. A ce stade, on ne peut plus parler d'amour mais uniquement de partenaires sexuels. Carla semble les consommer comme moi les chaussures.

Je n'arrive pas à comprendre comment un homme, averti comme peut l'être Nicolas Sarkozy peut encore avoir envie d'être le Xième sur cette très longue liste, il ne faut vraiment pas être dégoûté. A moins que notre président bling-bling, tel qu'il est maintenant surnommé, n'ait considéré que "se taper un mannequin" serait la dernière des consécrations pour un pauvre petit gars issu de l'immigration et élevé sans son père. Moi je trouve que se taper les restes, et passer derrière autant de prédécesseurs n'a rien de glorieux.

Quand la revanche sur sa jeunesse devient le seul moteur, il est temps d'entreprendre une thérapie. La soif du pouvoir et des honneurs ne règle jamais rien. Grosse Rolex au poignet, Ray-ban ridicules sur le nez, et mannequin vulgaire à son bras, ne font que claironner à ceux qui ont l'intelligence de le percevoir qu'on est toujours le pauvre type que l'on aurait désiré ne plus être.

Comme le disait, je ne sais plus quel psychologue, on est toujours "un survivant de la cour de récréation". Pauvre petit Nicolas, il a du vous en arriver des avanies pour que cinquante ans après tous vos choix soient encore faits à l'aune de cette terrible époque où les plus grands et les plus forts vous humiliaient.

Si plutôt qu'un orgueil prométhéen, une saine humilité acquise dans un travail "sur soi" vous avait habité, peut-être que vous auriez pu être le grand homme que vous rêviez d'incarner. Hélas, petit hier, petit aujourd'hui, c'est la triste leçon que vous nous proposez.

Liste des amants de Carla Bruni (non exhaustive) :

Musiciens :
Mick Jagger
Eric Clapton
Louis Bertignac
Jean-Jacques Goldman

Comédiens :
Vincent Perez
Charles Berling
Kevin Costner

Ecrivains :
Jean-Paul Enthoven (le père)
Raphaël Enthoven avec qui elle a eu un enfant.

Politiciens et autres :
Laurent Fabius
Arno Klarsfeld
Donald Trump
Nicolas Sarkozy
Suite ?

jeudi 31 janvier 2008

Quarante-et-unième message !

On ne dira jamais suffisamment que je suis courageuse. En connaissez-vous beaucoup qui dans mon état, auraient le courage de se traîner dans le métro ? Moi non ! Mais il faut dire qu'en cette période de soldes, il aurait fallu bien plus qu'une jambe dans le plâtre pour m'obliger à rester chez moi.

Sans doute plus intelligente que la moyenne, si j'en crois mes diplômes, je n'en reste pas moins femme. Aussi les soldes m'attirent-ils telle la lampe un papillon de nuit. C'est ainsi qu'accompagnée d'une amie bienveillante, je me suis risquée sur la ligne 8 de notre métropolitain.

Quel ne fut pas mon étonnement en voyant d'immenses affiches, sur lesquelles une toute jeune femme au regard farouche, presqu'aussi blonde que moi (finalement elle est châtain), vêtue de nos couleurs nationales, tenant à la main notre drapeau affirmer qu'elle a pris le pouvoir sur le français.

Avec en toile de fond un ciel nuageux, il se dégage de cette affiche quelque chose de tragique et de grave. Cette affiche, me suis-je dit, a des accents de la Marseillaise de Rude. J'ai vu que c'était une publicité pour Acadomia, un service proposant des cours particuliers.

Je suis restée plantée là quelques minutes, en attendant le métro, le regard fixé sur cette affiche. J'étais vraiment très étonnée ! J'ai aussitôt songé que le gouvernement n'aurait jamais osé produire un tel visuel sous peine de se faire taxer de xénophobie ou que sais-je encore. La photo est vraiment jolie, la demoiselle plutôt mignonne, et on prendrait presque plaisir à se souvenir qu'on est français. Encore un peu, et j'allais me sentir fière.

C'est promis, le jour où cette société affichera une demoiselle vêtue d'une robe bleue ornée de fleurs de lys, pour vanter les mérites des cours d'histoire, je me ferai la prosélyte de leurs services.

samedi 26 janvier 2008

Quarantième message !


Je sais que c'est mal et j'essaie d'arrêter mais il se trouve que je suis une lectrice du blog de F.Desouche. C'est un blog ultra-réactionnaire aussi ne devrais-je pas le lire ou alors seulement pour en signaler les dérives au procureur de la République ou pour y laisser des commentaires assassins.

Mais dans la réalité, j'aime bien ce blog que je trouve informatif. C'est un peu mon Radio Londres maintenant que France-Echos a cessé de paraître.

Je ne lis jamais le Canard Enchaîné ou alors faut-il que je tombe dessus par hasard parce qu'il a été abandonné dans un café ou sur une banquette du métro. L'idée d'un journal satyrique me plait mais je trouve le Canard Enchaîné bien trop marqué à gauche. Il perd dont en crédibilité.

C'est donc grâce à F.Desouche que j'ai appris cette nouvelle :

"En bonne fifille à son président, Rachida Dati a bien compris tout l’intêret qu’il y avait à draguer l’électeur catho. Parachutée pour les municipales dans le très chic VIIe arrondissement de Paris, la candidate de la diversité heureuese s’est mise à fréquenter la messe du dimanche. Après une célébration à l’Eglise Sainte-Clotilde, le 2 décembre, et une autre à Saint-Thomas-d’Aquin, Rachida a assisté, dimancher dernier, à la messe de 11 heures en la très traditionnelle Eglise Saint-Pierre-du-Gros-Caillou à deux pas de son QG de campagne."

Non seulement, il fallait que l'UMP nous fasse cadeau de cette personne mais en plus, cette dernière ne recule devant rien pour tenter de séduire l'électorat traditionaliste de mon arrondissement.

Dernièrement, alors que je discutais avec une personne ne sachant pas où j'habitais, il m'expliqua qu'il adorerait vivre sur la rive gauche. Quant je lui demandais quel arrondissement lui plairait, il me répondit que le Vème ou le VIème avaient sa préférence. Lorsque je lui parlais du VIIème, il fit la fine bouche et me répondit que "c'était joli mais bien trop Villiériste à son goût et qu'il s'y sentirait déplacé". Il poursuivi en me disant que cet arrondissement lui paraissait bien trop marqué religieusement et que bien que catho, il n'avait pas une pratique suffisamment assidue du culte pour se sentir à l'aise parmi nous. J'avoue avoir trouvé se remarque assez amusante. Les stéréotypes ont vraiment la vie dure.

En constatant que Rachida Dati, musulmane ayant pratiqué selon ses propres dires le Ramadan en 2006, se présentait dans le VIIème arrondissement sous les couleurs de l'UMP, j'ai repensé à ce bref échange que j'avais eu. Il faut croire que tout le monde n'a pas la même pudeur que mon interlocuteur. A croire que la vraie vertu d'un politique, c'est d'en être totalement dépourvu !

vendredi 18 janvier 2008

Trente-neuvième message !


Tout le monde sait que je voue une passion immodérée aux chaussures. Je suis même forcée de virer les commentaires nombreux de ceux qui viennent ici, uniquement parce qu'ils sont persuadés d'être sur un quelconque site fétichiste, sur lequel une domina ou maitresse quelconque se laisserait aller à l'adoration de ses pieds.

Est-ce vrai que l'on n'est jamais trahi que par ceux que l'on aime ? Je n'en sais rien mais cela semble vrai voire évident. Quelqu'un que l'on n'aime pas, ou au mieux dont on se moque, pourrait-il nous trahir ? Non bien sûr !

C'est ainsi que le dimanche 13 janvier, séjournant en province pour la journée, j'ai été trahie par mes talons aiguille. Me prenant l'un d'eux dans une grille, je suis lourdement tombée. Quand je dis lourdement, il faut imaginer la chute d'une demoiselle de quarante-cinq kilos ! Cela n'a rien d'un séisme. Les immeubles n'ont pas tremblés, et l'Ecole militaire est toujours debout. Les seuls dégâts occasionnés par cette chute, auront été ma fierté et ma cheville droite.

J'ai très nettement entendu un crac. C'est un bruit net qui fait peur. Affalée par terre, je sens la douleur se diffuser. Je ne bouge plus sous peine de défaillir. L'ami qui m'accompagne téléphone immédiatement aux pompiers qui viendront en peu de temps me secourir. Cela me donne l'occasion de ne pas regrettrer les vingt euros que je leurs ai donnés pour leur calendrier. Si jamais un investissement fut productif, c'est bien celui-ci. Plutôt que de mourir de froid, seule et abandonnée de tous, c'est dans un camion rouge rutilant qu'on me conduisit à l'hôpital.

Je passe bien entendu les détails de l'histoire. La douleur, la morphine qui me fait proférer des bêtises énormes, les radios et examens divers. Je souffre d'une double entorse avec arrachement osseux ainsi que d'une fracture du tibia et du péroné sans déplacement. L'opération est envisagée. Ayant retrouvé mes esprits, je m'oppose catégoriquement à ce que l'on me charcute. Après quelques atermoiements et parce qu'il n'y a pas de déplacement, on me propose un plâtre. On me prévient que cela risque d'être long, ce dont je me moque. Toutefois, il est décidé de me garder quelques jours hospitalisée "en observation".

Je sortirai donc quatre jours après, le teint blême, presqu'aussi blanche que le plâtre immense qui orne ma jambe droite pour six semaines. Par la suite, d'autres radios seront effectuées. Douée naturellement pour les béquilles que je pratique depuis l'âge de quinze ans, je ne m'en sors pas trop mal. J'ai immédiatement été rapatriée dans notre bonne vieille ville de Paris.

Bien entendu, tout ceci s'accompagne d'un arrêt de travail qui sera sans doute prorogé. C'est la raison pour laquelle, j'ai décidé de me remettre à mon blog que j'avais lâchement abandonné en novembre dernier.

Remontant le temps, à défaut de pouvoir monter un étage par les escaliers, j'ai décidé de publier les messages que j'avais laissés sous forme de brouillons. Je suis devenue par la force des choses une blogueuse émérite. Maintenant, une question se pose. Dois-je accepter les dédicaces sur mon joli plâtre telle une collégienne bébête ou bien, maintenant que je suis une femme, dois-je les refuser au nom de la bienséance ? Voilà un cas de conscience qui devrait mobiliser le cerveau de la handicapée que je suis devenue.

samedi 12 janvier 2008

Trente-huitième message !

Aujourd'hui, c'est le douze janvier. Pour vous, ce n'est rien, juste une date parmi d'autres. Enfin sauf peut-être pour ce confère blogueur qui vient de prendre une année de plus.

Alors certes, je ne suis pas capricorne mais ce douze janvier reste pour moi une date funeste puisqu'elle précède de six mois exactement la date de mon anniversaire. Aujourd'hui, je peux affirmer que je n'ai plus trente quatre ans, mais bel et bien trente-quatre ans et demie comme disent les enfants.

Je m'étais toujours dit que si à trente-cinq ans je n'étais toujours pas mariée avec des enfants, la vie ne vaudrait pas la peine d'être vécue. Il me reste donc six mois pour rechercher activement un mari. Pour l'enfant, ce sera plus compliqué car je suppose qu'à l'instar des femelles de l'espèce, chez moi aussi la gestation est de neuf mois.

Ceci dit, j'ai le souvenir que lorsque j'avais vingt-cinq ans, j'avais envisagé que si à trente ans, je n'étais toujours pas mariée et mère de famille, ne me resterait que le suicide. Je ne sais donc pas si j'ai l'espérance chevillée au corps ou si je suis peureuse, mais le fait est que je suis toujours en vie.

Sage comme je sais l'être, je me dis donc que si à trente-six ans, je ne suis toujours pas mariée et mère de famille, alors là, oui je n'aurais plus qu'à me suicider pour en finir avec cette vie de solitude. Bon, enfin je dis cela, peut-être que non. Peut-être que la vie sera la plus fore et que je condescendrai à finir mes jours vieille fille. Alors, j'achèterai un chat, que je ferai castrer pour prouver symboliquement tout le mal que je pense des hommes.

Ceci dit, aujourd'hui, quelqu'un apprenant mon grand âge par le plus grand des hasards m'a dit qu'on me donnait plusieurs années de moins et que je faisais moins de trente ans. Tous les espoirs me sont donc peut-être permis. Comme Arielle Dombasle, je n'aurai qu'à jouer la coquette ridicule en masquant mon état civil. Au moment de la publication des bans, j'irai seule à la mairie. C'est bien, j'espère encore. Un jour mon prince viendra.

lundi 7 janvier 2008

Trente-septième message !


Aujourd'hui, j'ai fait des modifications sur mon blog. Je crois être comme tout le monde. J'ai beau me dire, que je n'écris que par plaisir, j'ai envie de savoir si je suis lue. Cela ne changera pas ma vie d'être lue ou non, mais j'ai envie de savoir si quelqu'un(e) prend la peine de venir chez moi.

Je suis donc allée farfouiller sur le Net à le recherche de compteurs de visites. Il y en avait plein et je n'ai su lequel choisir. Et puis, je me suis bien vite aperçue que mes compétences informatiques étaient trop limitées pour savoir comment inclure ces compteurs sur mon blog.

Ayant tissé quelques relations sur la toile, j'ai aussitôt sollicité l'aide de Laurence, qui intervient sur le blog du Psychothérapeute. Lui ayant fourni mes codes, je l'ai laissée faire à sa guise. Tant et si bien que le résultat dépasse largement mes espérances les plus folles puisqu'aujourd'hui, mon blog s'orne non pas d'un mais de trois compteurs. L'un prend en compte toutes les connections depuis le début. Tandis que le second me fournit des statistiques par jour, semaine, mois et année. Enfin, un troisième m'indique combien de personnes sont connectées en même temps. Que Laurence soit remerciée !

Autant vous dire, que maintenant dotée d'un tel tableau de bord, aussi complet que celui d'un Airbus, je vais accomplir des miracles. Bon, bien sûr, il reste toujours l'inspiration et pour cela aucun programme ne vient m'aider. En plus, j'ai noté chez moi une détestable habitude. Plutôt que d'écrire jour après jour, comme on le ferait dans un journal intime, l'inspiration me prend et voici que je rédige en rafale !

J'avais déjà cette habitude lorsqu'adolescente, j'ai voulu tenir un journal intime. J'avais acheté un joli carnet. Je me disais que dans dix ou vingt ans, je pourrais relire ma prose avec beaucoup d'émotions. Durant une semaine, j'ai écrit patiemment jour après jour. Puis, je n'y ai plus touché durant un mois. Enfin, j'ai fini par abandonner l'entreprise et ce journal intime est resté dans un tiroir de mon bureau.

Je ne sais toujours pas ce qui m'a décidé à ouvrir ce blog mais je suis pour le moment satisfaite de constater que j'y viens régulièrement. Je suis décidemment en progrès. Ne me reste qu'à proposer des articles passionnants pour avoir des lecteurs. Car curieusement, un blog est le seul journal intime que l'on souhaite voir lu par tout le monde.

mardi 1 janvier 2008

Trente-sixième message !


En ce premeir janvier de l'an de grâce 2008, permettez-moi d'adresser mes meilleurs voeux à mon lectorat réduit. Que cette nouvelle année vous apporte les succès que vous espérez et qu'elle vous conserve en bonne santé.

Présentez ses voeux est une coutume que je trouve vraiment charmante et je m'oppose toujours violemment à ceux qui n'y voient que la résurgence d'une tradition obsolète. Bien au contraire, même si l'on sait que ce seront parfois des voeux pieux qui n'empêcheront pas les catastrophes de se produire, je trouve agréable que des gens sincères prennent le temps de souhaiter que le meilleur nous arrive. Douce et sensible par nature, je ne peux qu'adhérer à cela.

Je ne dérogerai donc pas à cette tradition. Que cela soit dit : Bonne et heureuse année ! Et je rajoute même une petite photo mièvre volée sur un site pour illustrer mes propos !