lundi 16 novembre 2009

Cent-soixantième article !


On ose dire que le septième arrondissement est un quartier morne et triste qui ne serait peuplé que de rombières et de catholiques traditionalistes. La légende dit aussi qu'on y croiserait d'odieuses petites blondes hautaines et aisées.

Tout ceci n'est plus vrai ! Nous sommes aussi entrés dans la modernité. Ceux qui imaginaient que la présence de tant de ministères et d'ambassades nous mettaient à l'abri de la violence en seront pour leurs frais. Le Champ-de-Mars n'était déjà plus un havre de paix. C'est au tour de la place de l'École militaire de devenir un champ de bataille.

Tout le monde connait l'histoire aussi n'en parlerai-je pas. De toute manière, ce jour là j'étais absente de Paris. Je n'ai rien vu et n'ai pas eu à souffrir de ces débordements. Tout au plus ai-je eu à déplorer que ma terrasse préférée ait été quelque peu bousculée. Toutefois, les cafetiers gérant mieux leurs affaires que l'État les siennes, dès le lendemain tout était en place.

Je me demande juste ce qu'ont pu penser les galonnés qui auront regardé la scène d'émeute des fenêtres de l'École militaire ? Il n'est sans doute pas toujours facile d'être un héros.

Si j'admire l'énorme travail de modernisation de nos institutions mené par Napoléon Ier, je ne suis pas une grande admiratrice de l'Empereur. Il me semble qu'il lui aura toujours manqué une vraie légitimité. Toutefois, je ne puis que saluer le courage du jeune Bonaparte qui sut faire tonner le canon le 5 octobre 1795 face aux insurgés. A Barras qui lui demandait de remettre de l'ordre sans tarder, ce tout jeune général de 26 ans répliqua :

«Général, j'accepte. Mais je vous préviens que l'épée hors du fourreau, je ne l'y remettrai qu'après avoir rétabli l'ordre».

Pourquoi compare-t-on toujours notre président à Napoléon Bonaparte ?

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