vendredi 17 juillet 2009

Encore un ! Le numéro 156 !


Décidément me voici en verve. De même que l'appétit vient en maneant, l'envie d'écrire arrive lorsqu'on écrit. Viendra le moment ou il va falloir m'arracher mon Mac Air des mains pour que je cesse d'écrire.

Oui, je vous l'apprends en passant, j'ai troqué mon ancien Mac Book contre un Mac Air. C'est un achat totalement inutile compte tenu de l'utilisationq ue j'en ai, mais je le trouvais trop joli. J'ai trouvé que lui et moi irions bien ensemble. Il faut dire que nous avons quelques points communs : la finesse, l'élégance et une finition remarquable. J'achète les ordinateurs comme j'achèterais une énième paire de sandales à talons : parce qu'il me va bien. Je resterai toujours un peu stupide.

Si je collectionne les sandales et les ordinateurs, en revanche je ne multiplie pas les amitiés. Sociable par nature, j'ai beaucoup de contacts et connais beaucoup de gens. J'ai toujours été étonnée par ces jeunes femmes qui parlent de leurs meilleures amies. Sans doute que ma discrétion et ma réserve m'ont protégée de cela.

Je n'ai qu'une véritable amie. Où que je sois, elle n'est jamais loin, pas plus que la lune ne l'est du soleil. Notre proximité est telle que certaines personnes ont pu douter à certains moments de mon hétérosexualité.

L'époque est telle que l'on ne peut plus voir deux hommes ou deux femmes ensemble sans s'imaginer quelque torve et moite histoire de coucherie.

Les plus intelligents pensent toujours à nous comme à deux jumelles qu'un lien secret et étonnant unirait, une sorte d'osmose. C'est une explication plus jolie qui n'explique rien, ce qui me convient tout à fait. De toute manière, je ne suis pas assez intelligente pour saisir la complexité du monde et je me suis habituée à simplement vivre et profiter des choses.

A propos de notre amitié, j'ai toujours songé à la phrase de Montaigne tentant d'expliquer dans les Essais l'amitié qui l'unissait à La Boétie :

Si on me presse de dire pourquoi je l'aimais, je sens que cela ne se peut exprimer qu'en répondant : "Parce que c'était lui, parce que c'était moi.". Certaines choses se vivent sans s'expliquer et restent un mystère. J'aime bien les mystères. Cela me permet de ne pas trop penser car le merveilleux s'éprouve et fait l'économie du raisonnement. Et puis, cela me permet de rester une bonne catholique.

Heureuses les simples en esprit car le royaume des cieux leur appartient.

Et voici le numéro 155 !

Bluewin, Villeret, Neuchatel, Suisse, vista, firefox 3


Parfois, je me surprends moi-même. Moi la princesse indolente, voici que je publie texte sur texte sur mon cher blog. On finirait presque par croire que je ne suis préoccupée que par mi-même. Et pire, que je nourris un tel amour pour ma petite personne que je tente d'imposer ma vie et mes états d'âme à d'éventuels lecteurs.

Et pourtant, il n'y a pas plus discrète ni réservée que moi. Par un coup du sort funeste, Dieu m'a faite blonde aux yeux bleus, sans quoi j'aurais été aussi anonyme qu'une petite souris. J'aime d'ailleurs l'anonymat et la discrétion. Et les rares fois où je m'impose, c'est toujours pour faire valoir mes idées plutôt que ma petite personne.

La discrétion et le respect de la vie privée sont d'ailleurs des qualités que je loue au plus haut point. Quand les gens se confient à moi, je ne leur pose pas de questions. Ils me disent ce qu'ils veulent. Les potins ne m'intéressent guère. J'ai toujours pensé que si les gens ne souhaitaient pas s'étendre c'est qu'ils avaient de bonnes raisons. Et puis, je suis assez intuitive et sensitive pour deviner ce que l'on ne me dit pas.

Moi-même je mène une vie retirée qui me mène dans quatre arrondissements parisiens dont je ne sors guère. Ma Thébaïde où je vis en ermite me convient. J'y amène qui je veux et j'en exclus qui je souhaite. Si j'aime les grandes villes c'est pour l'anonymat qu'elles procurent. Je vois toujours d'un mauvais œil des initiatives telles que la fête de voisins ou des expressions telles que "vie de quartier".

J'ai toujours déteste les gens qui cherchent à en savoir plus. Je les trouve absolument impolis et incommodant à l'extrême. Ils me font penser à ces concierges qui tentent de savoir d'où vient le courrier qu'on leur confie et ce que contiennent les paquets qu'on dépose dans leur loge. L'indiscrétion est vulgaire et témoigne d'un irrespect total pour autrui. Je vais chaque semaine chez le même coiffeur mais je crois bien que depuis dix ans que je fréquente cet endroit, on n'y connait rien de plus que mes prénoms et noms.

C'est un vice de petites gens qui ne savent pas se contenter de leur vie médiocre mais aiment à lorgner par les trous de serrure en espérant toujours surprendre quelque honteux secret. C'est parfois aussi une vilaine manie qui nait de l'ennui. Quelque chose que l'on retrouve chez les ménagères déprimées en mal d'occupations plus constructives.

Je crois pouvoir tout pardonner sauf l'indiscrétion. Mais je pense aussi que j'ai tellement bon fond que je finis toujours par pardonner. Je devrais être plus ferme mais je ne sais pas.

A trente-trois ans, je suis trop vieille pour changer. Mais j'ai tout de même réussi à faire un texte sur l'indiscrétion en restant discrète.

mercredi 15 juillet 2009

Vous avez demandé le message cent-cinquante-quatre !


Je déteste le quatorze juillet. Je n'aime pas que la populace vienne piétiner les pelouses du Champ de Mars. C'est une vraie nuisance et je ne comprends toujours pas que l'on puisse organiser cette "goinfrerie de croquants" dans cadre aussi prestigieux.

Et puis, je trouve scandaleux que l'on puisse célébrer depuis maintenant plus de deux-cents ans ce non événement historique. comment peut-on glorifier ainsi ce faux fait d'arme au cours duquel une horde avinée et en haillons a massacré six pauvres soldats qui composaient en tout et pour tout la garnison de la Bastille ?

Et tout cela pour quoi ? Pour avoir un président qui se comporte comme un roi, l'honneur en moins ? Cela n'a rien de sage !

Dès que j'ai entendu les premiers cris, je me suis claquemurée. A l'abri derrière la pierre de taille et mes lourd rideaux, je me suis endormie sereine.

J'aime assez jouer la princesse et le soir du quatorze juillet, je deviens la belle au bois dormant.

dimanche 12 juillet 2009

Cent-cinquante-troisième message !


Deux messages, deux jours de suite ! Vous n'étiez pas habitués à cela. J'aime me faire rare car tout ce qui est rare est cher.

Aujourd'hui, c'est mon anniversaire. Tandis que la plupart des femmes redoutent de vieillir, tel n'est pas mon cas. Je rentre donc dans ma trente-quatrième année sans problème particulier. Il faut dire que je possède un atout sérieux puisque trois fées se sont penchées sur mon berceau.

La première me dit que je possèderais un charme infini et que j'attirerais toujours les regard envieux des hommes et jaloux des femmes. Une deuxième m'expliqua que je resterais menue quoique je puisse manger et que les régimes ne feraient jamais partie de ma vie. Enfin, une troisième donnant un coup de sa baguette magique surenchérit en expliquant que je paraitrais toujours plusieurs années de moins que mon état civil que le recours à la chirurgie esthétique ne serait pas au programme.

En ce jour, je tenais à remercier ces bonnes fées dont les prédictions se sont avérées justes. Elles ont bien travaillé ! Certes j'aurais aimé être plus intelligente mais à défaut d'obtenir un jour un prix Nobel, je sais au moins être sage et me contenter de ce que la nature m'a donné.

Je n'oublie jamais que j'aurais pu être bête et laide !

samedi 11 juillet 2009

Cent cinquante-deuxième message !


On dit que le temps guérit tout et je le crois. On imagine que les souffrances ne cesseront jamais mais tout a une fin parce que le temps nous amène d'autres joies et d'autres épreuves. Je m'attendais à aborder ce onze juillet dans un état de tristesse indescriptible et puis, rien ! Enfin rien de terrible, rien d'insurmontable, rien que je ne puisse chasser par un effort de volonté.

Les visages et les souvenirs passés s'estompent. La douleur cède sa place à une douce nostalgie. Il ya un avant et un après. Il faut bien vivre et continuer. Je me rêve pétrie de sensibilité, abimée dans la contemplation de mes malheurs, abandonnée à la contemplation morose de mes belles années perdues et voici que je me révèle être une vraie guerrière.

Et puis, je déteste parler de moi. Peu importe les batailles perdues, l'important est de remporter la guerre.

mardi 30 juin 2009

Cent-cinquante-et-unième message !


Demain c'est le premier juillet. L'été s'est définitivement installé. Jusqu'au tout dernier jour de juin, j'ai encore l'illusion d'être au printemps, une charmante saison. Mais demain, ce sera terminé. L'horrible saison sera là : l'été.

Paris est une ville charmante au printemps mais atroce en été. D'une part, les parisiens et surtout les parisiennes sont de plus en plus laids et mal attifés. Prenant un café en terrasse tout à l'heure, je les regardais passer devant moi : un vrai défilé de romanichels !

Des hommes aux aisselles moites ou vêtus de t-shirts assez laids, et des femmes en robes informes, les pieds rouges et gonflés chaussés de tongues de plastique, défilaient accablés de soleil. A croire que l'été avait chassé toute dignité ! Ma ville ressemblait à un camping médiocre à l'heure de l'apéritif.

Quant aux touristes, c'est le point d'orgue, parachevant de leur médiocrité, la laideur du tableau qui s'offre à mes pauvres yeux. C'est une horde de clochards anglo-saxons que je vois déambuler devant moi. Les cohortes de touristes, le chef orné de casquettes criardes et les pieds chaussés de Birbenstock passent en meutes, se dirigeant vers la Tour Eiffel.

Il y en a de grands et minces, les cheveux presque blancs à force d'être blonds, qui doivent être nordiques. D'autres, le poil blond-roux, plus massifs sont sans doute allemands. Entre les deux, le cheveux filasse et l'allure dégingandée, annoncent sans doute quelques sujets de Sa gracieuse Majesté. Juste derrière, une matrone mafflue rigolarde qui parle fort tient par la main une adorable jeune fille, et je me dis que ce sont sans doute une mère et sa fille venues d'outre-atlantique.

Même les troupeaux de zèbres Serengeti ont plus de noblesse. Je préférerais voir paître des gnous sur le Champs de Mars que de le voir livré à ces hordes crasseuses aux peaux blanchâtres et œdémateuses.Dans sa sagesse, la nature n'a pas commis de fautes de goût en créant les pelages des animaux.

Le mois de juillet est décidément une période charnière propice à tous les relâchements. Le parisien se sent en vacances et se relâche tandis que les touristes affluent déjà en nombre, souillant nos belles avenues de leur bovine errance.

Je ne les regardais plus. Perdue dans mes songes, je repensais à la fin du mois de novembre, aux trottoirs luisants de pluie auréolés de la lumière blafarde des réverbères que j'aime tant. Je ne sais pas si le froid rend plus intelligent mais il rend plus digne.

vendredi 12 juin 2009

Message numéro cent-cinquante !


Cent-cinquante ! Voici un joli chiffre rond. Toute personne sensée, prenant à coeur la rédaction de son blog en aurait profité pour aborder un sujet intéressant.

Je pense même que cela aurait pu être l'heure du bilan. Le moment idoine pour se pencher sur le passé et tenter d'entrevoir l'avenir. Ce message aurait me permettre de mettre au poins une stratégie prenant en compte mes erreurs et succès passés.

Las, je ne suis qu'une petite blonde limitée et je n'ai pas eu cette idée. J'aurais adoré être sérieuse, un peu à la manière d'une diplômée de l'école des sciences-politiques de la rue Saint guillaume.

Mais, Dieu m'en est témoin, je n'ai jamais eu et n'aurai jamais le niveau pour fréquenter ce sanctuaire. Alors, je fais ce que je peux. J'écris tout de même et j'espère que vous louerez mon entêtement et ma persévérance à défaut de saluer mon intelligence.

Les blogs permettent aussi à des gens comme moi de s'exprimer. C'est très bien puisqu'il n'existe plus de rubriques sentimentales dans les magazines féminins dans lesquelles j'aurais pu m'exprimer.

Alors que dire dans ce message cent-cinquante puisque d'ores et déjà vous savez que je n'y dirai rien d'intéressant. Tout simplement que je viens de rédiger les articles cent-quarante-et-un à cent-quarante-sept dont j'avais laissé les numéros vacants.

C'est ici.

mercredi 10 juin 2009

Cent-quarante-neuvième message !


Effectivement comme le dit Laure Allibert, je suis devenue un peu "libertarienne" et c'est une expérience riche d'enseignements. Je me sens plus "libre" que vraiment "libertarienne" en réalité. Mais j'accepte de bon coeur toutes les étiquettes que l'on voudra me coller. De toute manière, ne mesurant qu'un mètre cinquante-huit et étant plutôt menue, il ya peu de place pour en mettre !

J'ai ainsi appris des gens de gauche que les "libertariens" étaient en fait des fascistes qui s'ignoraient, les vrais anarchistes ne se recrutant qu'à gauche. C'est vrai que je ne suis pas très maligne mais il me semblait justement qu'être anarchiste, c'était n'être ni de droite ni de gauche. Sans doute aurai-je mal compris.

Puis les gens de droite que je fréquente plus souvent dans mon cher septième m'ont dit qu'ils étaient fous. Et très doctement, ainsi qu'on éduquerait une petite fille un peu limitée, on m'expliqua que tout cela était "bien mignon" mais qu'il "fallait voir la réalité en face". Est-ce parce que je suis petite et blonde que mes opinions pourtant réfléchies sont forcément "bien mignonnes" ? Parfois je me rêve masculine, grande et issue d'une grande école !

Puis vinrent ensuite les catholiques un peu traditonnalistes qui sont nombreux alentours. Pour ces derniers, c'était clair, j'étais dans l'erreur. J'aurais pu m'amuser à leur parler de l'union du sabre et du goupillon mais je n'ai rien dit. J'ai écouté patiamment. Ceux là me parlèrent d'acédie, un terme délicieusement désuet.

J'aurais pu vous faire un résumé mais autant copier/coller/résumer ce qu'en dit Wikipedia :

"Étymologiquement, ἀϰήδεια (prononcer « akêdéia ») signifie en Grec ancien : négligence, indifférence. L'acédie touche donc quelqu’un qui néglige de prendre soin de lui-même, et finit par se désintéresser de tout.

Ce concept s’est élargi au long des siècles en englobant des notions aussi différentes que celles de fatigue, paresse, ennui, accablement, aboulie, désintérêt, mélancolie, spleen romantique, désenchantement, dépression, crise morale.

Le vocabulaire religieux chrétien s’en est emparé pour nommer l’état de quelqu’un qui est en perte de foi, ou du moins ne la ressent plus, dont le doute l’emporte sur la croyance, et qui cesse de faire des efforts par l’étude et la connaissance de Dieu et les pratiques religieuses telles que la prière, l’adoration, les lectures saintes, la participation régulière aux offices et le service du prochain. Ce terme d’acédie figure même sur la liste des sept péchés capitaux, même si ces dernières décennies, on a affaibli le sens de l’acédie en la réduisant à la simple « paresse ».


Comme je connaissais ce terme mais j'ai été amusée qu'on puisse l'évoquer devant moi. Tandis que je pourrais quitter une table de jeux sans que l'on me demande rien, il m'est interdit de quitter le jeux politique sans encourir ce terrible jugement moral.

J'attends donc la suite. Peut-être qu'on finira par m'envoyer un prêtre exorciste ? Bon, je préfère cette solution que le goulag du bord opposé.

Il fait froid en Sibérie, je ne mettrais pas souvent mes sandales à talons. Je crois que cela me manquerait.

dimanche 7 juin 2009

Cent quarante-huitième message !


Me voici de retour ! Je n'ai pas oublié mon blog. J'ai une foule de messages, de petits billets, presque finis ou à peine ébauchés, que j'aurais du terminer afin de les publier. Je ne l'ai pas fait, d'autres occupations m'ayant retenue ailleurs. Il faudra d'ailleurs que je vous en parle !

Aujourd'hui, on m'a demandé une dizaine de fois si j'irais voter. Les semaines précédentes, on me demandait pour qui je voterais. Finalement, je me suis tenue à mon engagement et n'y suis pas allée. De plus, il pleuvait un peu. Ce n'était pas un jour pour sortir. J'aurais risqué d'abimer mes sandales.

Et puis, j'ai eu le temps de me cultiver. J'ai lu des auteurs jusque là inconnus pour moi. Des gens mis à l'index dont on m'avait dit pis que pendre. Des auteurs dont le nom seul, allume un regard de réprobation chez votre interlocuteur.

Au rythme où je vais, je serai bientôt une libertarienne achevée. C'est assez drôle, je ne pensais pas que cela m'arriverait. Fut un temps ou je me sentais concernée par les choses et les événements.

Aujourd'hui, tout me semble vain. Je regarde maintenant d'un œil atone l'agitation des politiques comme je regarderai l'agitation d'enfants turbulents dans un square.

C'est reposant.

samedi 6 juin 2009

Cent-quarante-et-unième message à cent-quarante-septième message !


J'ai décidé d'innover. J'avais laissé sept messages libres afin de combler toute cette période où je n'étais pas venue écrire sur mon blog.

J'avais plusieurs idées mais l'actualité les rend toutes caduques. J'annule donc ces ébauches d'articles que je n'ai plus envie de rédiger.

J'adore l'idée d'avoir écrit sept messages en un seul pour ne rien dire. Je suis certainement la seule blogueuse à avoir fait cela.

Je suis vraiment très fière de moi ! Et ce d'autant plus que je vais devoir écrire un cent-cinquantième message dans lequel je vous dirai de lire celui-ci.

Et comme je suis rusée comme une renarde, celui-ci sera antidaté mais pas l'autre ! Ma madrerie me remplit parfois d'effroi !

Peut-être faut-il qu'on m'exorcise comme je le disais dans l'article suivant que j'ai en fait écrit précédemment.

mercredi 18 mars 2009

Cent-quarantième message !


Bigre, voici un bon moment que je n'avais pas consulté mes statistiques. Je constate que je n'ai qu'une vingtaine de visiteurs par jour.

Je trépigne et je m'énerve en me disant que c'est injuste. Puis, je me reprends en me disant qu'avec un texte par moi, je ne peux espérer mieux.

Pourtant si je laisse mon esprit vagabonder, j'aime à imaginer une foule d'admirateurs venant chaque ici, dans l'attente de mes écrits. Leurs rangs grossiraient de jour en jour. Mes admirateurs feraient des pronostics pour savoir quand je daignerais écrire. De folles rumeurs circuleraient.

On dirait que l'on a vu la fenêtre de mon bureau allumée, là-haut au cinquième étage. On murmurerait que je m'apprête à écrire. On attendrait, fébrile, ma publication. Laquelle ne viendrait pas car il faut savoir se faire désirer et ne pas donner immédiatement ce que les gens espèrent.

Je redescends sur terre, rassurez-vous. Mes rêves ne durent jamais. Je n'ai que vingt maigres visiteurs quotidiens. C'est peu mais je me rassure : j'aurais pu n'en avoir aucun !

J'imagine que mes vingt connectés valent en deux mille ?

lundi 16 mars 2009

Cent-trente-neuvième message !


J'aurais des tas de choses à dire et à raconter. Je ne sais pas comment je fais pour ne pas trouver le temps de venir ici. Ou plutôt, si je sais comment j'arrive à perdre mon temps. Je vous en parlerai une fois prochaine. Pourtant ce blog me tient à coeur et je ne risque pas de l'abandonner.

Le printemps n'est pas encore tout à fait là mais il fait très beau. Le fond de l'air est encore frais comme se plaisent à dire les gens. Mais assise à une terrasse en train de lire, les rayons encore du timide du soleil me réchauffent suffisamment pour que je sois bien.

De toute manière, ce n'est pas dans ma nature de me plaindre. Je suis facile à vivre. Un timide rayon de soleil aura suffit à mon bonheur. Les timorées avaient gardé leurs bottes tandis que j'avais ressorti mes sandales à talons. J'étais bien.

De toute manière l'astre peut être timide, je m'en moque. S'éteindrait-il pour disparaitre, que je le remplacerais sans aucun problème.

On a tort d'imaginer que les éclipses ne sont dues qu'à la Lune masquant le soleil. Parfois, il suffit aussi que je sorte pour rendre l'éclat du soleil bien pâle à côté du mien.

Ce n'est pas magique, c'est juste moi !

dimanche 1 mars 2009

Cent-trente-huitième message !

J'ai été linkée. Moi ! Je suis dans une sorte de chaîne de blogueurs. C'est une sorte de consécration. Si j'ai été linkée, c'est que l'on apprécie mes babillages. Comme je suis heureuse. Me voici donc linkée, "liée" en bon français, mais qui donc me connait aussi bien pour me lier ainsi ?

Mais, que je vous explique ce que tout cela signifie. C'est en fait très simple et le principe est le suivant : on cite sept blogs que l'on apprécie et ceux qui sont cités doivent à leur tour citer sept blogs qu'ils apprécient aussi.

Je dois donc à mon tour citer sept blogs. Hmm... Qui pourrais-je citer ? La tâche est ardue. Je lis beaucoup de blogs mais je procède par tocades. Un mois durant, je lirai untel et untel, puis sans savoir pourquoi, j'émigrerai vers d'autres horizons épistolaires pour en lire d'autres. Et ainsi de suite, jusqu'à ce que je revienne à mes premières amours. Lesquelles finiront par me lasser, tant et si bien que j'irai voir ailleurs... Et ainsi de suite.

Alors il va falloir que je réfléchisse à tout cela. J'ai déjà trois blogs en tête et il ne m'en manque plus que quatre. Promis, je réfléchis à tout cela et je linkerai à mon tour sept blogueurs.

Quand ? Cela je n'en sais rien. Quand j'en aurais envie sans doute et le temps. Ou l'envie et le temps ? Allez donc savoir avec moi !

dimanche 15 février 2009

Cent-trente-septième message !


On dit de moi que j'ai du caractère. On ose même parfois dire qu'il est inversement proportionnel à ma taille. Certains avancent même que mon caractère serait à l'opposé de l'image que je donne.

Pauvre de moi, certains me donnent une réputation de monstresse assoiffée de sang. Pourtant, je suis persuadée d'être très douce, tendre et sensible. Et c'est vrai. Je pleure au cinéma ou devant la télévision : tout me touche. Avoir la larme facile n'est-il pas un trait de de caractère, conforme à ce que l'on attend d'une petite blonde ? N'est-ce pas mignon ?

Hélas pour moi, je sais aussi mordre. Il parait même que je mords très fort. Je crois même que je prends plaisir à cela parfois. Mais ce n'est pas un plaisir pervers.

Il n'y a d'ailleurs que la bêtise qui exerce sur moi ce que produit le sang pour un requin : l'envie de mordre. Je ne peux pas résister, il faut que je morde jusqu'au sang.

Longtemps, j'ai cru que je serais capable de cynisme. Je me suis imaginée dans ma thébaïde, retranchée du monde, loin des fâcheux. J'avais pris le parti de me moquer de tout. Mais je n'ai pas tenu longtemps.

Un importun est passé à ma portée. Un de ces abrutis qui ont pour profession de foi de défendre l'indéfendable au nom de la tolérance. Un idiot n'ayant que sa mollesse et sa faiblesse de caractère pour tout viatique. Là où il me parlait de tempérance, une des quatre vertus cardinales, je n'ai vu que renoncement et lâcheté. Le déni de justice n'est pas justice.

Alors, je me suis emportée. Peut-être ai je été trop vive ? A moins qu'il ne se soit pas attendu à tant d'agressivité de ma part et n'est pas su parer mes coups ? Toujours est-il que je l'ai massacré, terrassé, humilié et annihilé. Cela m'a fait du bien. Celui-ci aura pris pour tous les autres. Un ami présent lors de cette altercation m'a dit que j'étais intransigeante.

J'ai bien aimé ce qualificatif : je suis intransigeante. Et comme j'ai l'esprit volontiers vagabond et l'imagination féconde, j'ai rêvé. J'ai imagine que "l'intransigeante" serait un joli nom pour un navire de guerre.

Il ne s'agirait pas d'un grand vaisseau, ni même d'une corvette, mais d'un plus petit. Si mes recherches sur Wikipedia sont justes, je crois que l'on appelle ces petits navires des frégates.

Un jour prochain, dans la rade de Toulon ou celle de Brest, peut-être qu'une frégate au pont hérissé de canons et de missiles appareillera. J'aime imaginer qu'elle aura pour nom : "L'intransigeante".

Que ceux qui la croisent en mer se rappellent toujours qu'on peut être petite mais lourdement armée.

mercredi 28 janvier 2009

Cent-trente-sixième message !


Pour la première fois de ma courte vie, je suis allée constater ce que valait mon blog sur Technorati. Mes babillages ont suscité dix réactions parmi les autres blogs. C'est bien peu. Je suis dépitée.

Mon niveau d'autorité n'est que de trois ! J'avoue ne pas savoir à quoi correspond cette "authority" mais je suppose que 3, c'est bien peu. Quant au classement, je suis 1 392 947ème ! C'est médiocre, même si une fois encore je ne sais pas sur combien de blogs s'effectue ce classement.

Mais le pire s'est produit lorsque je me suis amusée à lire les réactions des blogueurs. C'est ainsi qu'un malotru a osé me mettre en lien de la manière suivante : "une petite blonde idiote autoproclamée". Si je ne puis nier que je sois blonde et petite, il en va autrement du reste. Je ne suis pas idiote, je ne suis que naïve. C'est très différent !

La naïveté a quelque chose de charmant surtout à notre époque. La bêtise est une tare. Et puis, la bêtise est antiérotique au possible. Personne n'a envie de présenter une femme bête à ses amis. Une femme ne comprend rien et au pire croit comprendre. Une femme naïve se laisse manipuler gracieusement, c'est nettement plus charmant.

Tandis que la bêtise peut donner envie de gifler et frapper, la naïveté est désarmante. La pire des bêtises est sans doute de croire que l'on sait alors que l'on ne sait rien. Au contraire, nulle préméditation dans la naïveté qui n'est qu'éclosion spontanée. La logorrhée de l'idiote ennuie, dégoûte, et finit par donner envie de gifler, tandis qu'un babillage de naïve fut-il un peu sot peut être aussi doux à l'oreille que le chant du rossignol. On finit par vouloir tuer l'idiote tandis qu'on peut mourir pour une naïve.

Je réfute donc ce terme d'idiote autoproclamée. Si j'ai pu me déclarer idiote, c'est une erreur de ma part. Ma naïveté est tellement grande que je peux être amenée à me trouver idiote alors que je ne suis que naïve. N'est-ce d'ailleurs pas le comble de la naïveté que de se déclarer idiote alors même que le ton et les mots employés dénotent le contraire ?

Encore faut-il me comprendre. La naïveté exige finalement une grande intelligence pour être perçue.

Me suivez-vous ? Oui ? Non ? Tant pis, moi je sais que je ne suis ni idiote, ni idiote autoproclamée. Tout juste naïve et charmante et totalement désarmante.

lundi 26 janvier 2009

Cent-trente-cinquième message <>


Je vais parler pour ne rien dire. Si ce n'est pour louer la plateforme d'hébergement Blogger de me faire profiter de certaines options.

Depuis que j'ai vu que l'on pouvait changer les dates et heures de publication à loisir, je m'en donne à cœur joie. Je n'angoisse plus à l'idée que je n'ai rien écrit sur mon blog.

Bien au contraire, je jette quelques idées éparses sur une feuille de papier. Puis, une fois que je dispose d'un peu de temps, je rédige mes petits billets ridicules. Je les publie ensuite à des dates différentes, donnant ainsi l'impression d'un sérieux dont je ne dispose pas. Il faut juste que les dates soient cohérentes et le tour est joué. Plus d'erreurs, plus de longues semaines d'absence, rien de tout cela ne pourra se reproduire.

Plus de faux pas, car grâce à Blogger, je suis enfin une rédactrice efficace et zélée !

vendredi 23 janvier 2009

Cent-trente quatrième message :))


Je suis prolixe ! J'ai des tas de choses sans intérêt à raconter. J'aurais sans doute encore plus de choses à dire et à écrire, si j'en avais le temps. Las, une foule de menues activités me tient éloignée de ce blog. Mais vous constaterez que je ne l'oublie pas.

Dans les blogs que je préfère, figure en bonne place celui du psy parisien. Dernièrement son article intitulé Commémoration m'a entraînée dans une déferlante de nostalgie. Il nous explique qu'il honora de sa présence, le bicentenaire du martyre de notre bon Roi Louis le seizième, en se rendant place de la Concorde le 21 juin 1993.

Il se trouve que j'y étais ! Bien que largement plus jeune que notre cher psy parisien, je n'aurais manqué cette cérémonie pour rien au monde. Toutefois, je décidai d'y assister seule. Solitaire dans l'âme, je n'ai jamais aimé la compagnie des roycos cravatés que mon milieu et mon adresse parisienne me font si souvent rencontrer et parfois fréquenter. C'est ainsi que solitaire et anonyme dans la masse, j'étais moi aussi venue à cette cérémonie digne et touchante. Vêtue de noir, mais sans ostentation pour ne pas sombrer dans le grand guignol, je crois que j'étais vraiment très belle !

Bien que je clame mon libéralisme depuis peu, et que je ne doute à aucun moment de mes convictions, je n'abandonne pas pour autant mes spécificités. Vous ne me verrez jamais discourir d'économie. Ma vie, ce sont les livres, dans lesquels je plonge mes yeux de myope à longueur de journée.

Si je ne doute pas un instant des bienfaits économiques du libéralisme, c'est plutôt sa doctrine philosophique qui retient mon attention et m'attire. Je crois fermement au libre arbitre. Et depuis toujours, je sais que charité et solidarité sont deux mots différents. Le premier est d'essence divine et fait des merveilles, le second me semble parfois diabolique et entraîne trop souvent l'injustice et la misère.

C'est pourquoi, bien qu'auréolée de mes convictions libéralistes toutes neuves, je n'ai pas abandonné pour autant mes anciennes convictions. Je crois, que tout au fond de moi, je reste une monarchiste convaincue.

On serait tenté de me demander comment on peut concilier dans un même cerveau deux systèmes apparemment aussi antinomiques. Je répondrai simplement que moi, j'y parviens. Sans doute est-ce dû à mon imagination fébrile.

Après tout, si lorsque plongée dans un roman passionnant, je suis capable de m'identifier à des héros de papier, pourquoi ne serais-je pas capable d'être à la fois monarchiste et libérale ? L'imagination peut tout ! Alors vive le Roi et le libéralisme !

Croyez-le ou non, je suis même capable d'imaginer que mes babillages peuvent intéresser des lecteurs !

dimanche 18 janvier 2009

Cent-trente troisième message.


Plus de folies, la chronologie reprend son cours. Le cent-trente-troisième message que vous attendiez tous est là.

Aujourd'hui, je serai mystique. J'ai pu passer pour une demoiselle légère et hors du monde. Mais, je ne suis pas que cela. Marcher, solitaire, dans les avenues désertes de mon cher arrondissement en rêvassant et en entendant mes talons claquer, ne suffit pas à remplir ma vie.

Si je parais ainsi hors du monde, c'est parce que je pense au salut de mon âme. Brebis souvent égarée d'un troupeau qui ne me plait pas toujours, je confesse que j'appartiens tout de même à notre Sainte Église Catholique Apostolique et Romaine. Je ne suis pourtant ni bigote et encore moins calotinne. Tout ce qui porte mitre ou soutane, ne justifie pas forcément mon respect.

Voici quelques jours, j'ai rendu visite à mon dentiste pour une visite de contrôle annuelle. Il m'a dit que je n'avais rien et m'a assuré que j'avais de très jolies dents. Le compliment était hors de propos puisque je connais depuis longtemps la magie de mon sourire. Généralement, un seul de mes sourires suffit à déjouer toute amorce de conflit et à ranger les gens de mon côté.

Il se trouve que j'ai patienté un peu plus d'une demie-heure dans la salle d'attente de mon dentiste. Celui-ci, sans doute mû par l'argent fou qu'il gagne, et qu'il faut bien investir, se pique de s'intéresser à l'économie. C'est ainsi qu'au voisinage de divers magazines féminins et autres hebdomadaires, j'avise un numéro de Capital, qui traîne là.

Tournant les pages nonchalamment de mes jolis doigts manucurés, je survole successivement un article traitant de l'effondrement de l'audimat de TF1 puis un autre parlant de la prochaine révolution Internet.

C'est alors que mes yeux tombent sur un article révoltant en page 82, intitulé "Mon Dieu ! Que font-ils de nos églises?". J'apprends donc - dixit le journaliste- que : " Les lieux de culte n'ont pas attendu les subprimes pour connaître la crise. Cela fait des lustres que la fréquentation des fidèles s'amenuise. Alors, faute de ressources, des églises doivent être vendues et transformées en supermarchés ou en boîtes de nuit".

Je parcours l'article en diagonale et ce que je lis me désole. Mais plus encore, ce sont les photos qui me heurtent. A Nantes, il s'agit d'une chapelle transformée en restaurant. Bon, il y a pire. Après tout, je connais des abbayes qui font de jolis hôtels. Ne soyons pas plus royalistes que le Roi. Après tout, s'il s'agit de valoriser un patrimoine laissé à l'abandon, un hôtel n'est pas la pire des choses.

Le pire vient après puisque je contemple l'église de Heldmond, aux Pays-Bas, transformée en supermarché. Le chœur s'orne de rayonnages offrant des produits aux consommateurs. Puis, retour à Nantes où un projet immobilier a transformé une chapelle jésuite en logement de luxe. Il s'agirait d'un loft vendu à prix d'or. Les gens ne respectent-ils donc plus rien ?

Enfin, le pire survient en bas de la page de droite, puisque c'est à Milan, que la chapelle San Giuseppe della Pace est devenue une discothèque techno, accueillant aussi le Gattopardo Café (illustration ci-dessus).

Je suis songeuse. J'ai beau avoir mes jolis pieds sur terre, j'ai peut-être trop souvent la tête dans les nuages. D'un seul coup, je trouve que le "prince de ce monde" marque décidément trop de points. Je songe alors à un lien que m'avait donné une amie. La lecture de ce qui y était révélé m'avait marqué. Je suis vraiment troublée par la concordance entre ce qui était annoncé sur ce lien et ce que je viens de lire dans ce magazine économique.

La fin des temps serait-elle proche ? Perdue dans mes réflexions, le réel ne tarde pas à surgir lorsqu'une voix m'annonce enfin : "Mademoiselle, c'est à vous".

Que peut devenir un monde dans lequel on transforme des chapelles en discothèque et où un dentiste fait attendre une princesse ?

mercredi 14 janvier 2009

Cent-vingt-neuvième message !


Vous l'avez constaté, je n'avais pas publié de cent-vingt-neuvième message. C'était assez désolant dans pour un blog dont la qualité inégale des messages n'est compensée de justesse que par une chronologie sans faille.

Le sujet de ce cent-vingt-neuvième message n'est pourtant plus d'actualité. Lorsque j'ai voulu le rédiger, j'applaudissais des deux mains tous les événements qui nous distrayaient de la crise financière dont les journalistes nous rebattent les oreilles.

C'est ainsi qu'à l'époque, une diversion avait eu lieu. Durant quelques jours, on avait cessé de parler de la crise financière. L'actualité se focalisait sur un combat homérique. Il s'agissait alors de savoir qui de Martine Aubry ou de Ségolène Royal accèderait à la direction du parti socialiste.

J'avais applaudi des deux mains à l'irruption salutaire de ce micro-événement dans une période anxiogène. Dieu que c'était parisien de se passionner pour cette guerre pichrocoline plutôt que de s'intéresser aux vrais problèmes. La vie germanopratine reprenait ses droits, on se passionnait enfin pour des choses futiles et sans intérêts.

Il y avait des "pour" et des "contre" ; chacun d'eux rangé en factions irréconciliables. Je trouvais cela très drôle. C'était distrayant comme tout. Empathique comme je le suis, je tentais de comprendre ce qui pouvait motiver les uns et les autres à prendre parti. Certains m'ont parlé de "vision de la société" très différente.

Jusque là, tout était pour le mieux. On me distrayait, on cessait de me harceler avec des images noires de crise financière. Je pouvais continuer à jouer à la princesse au petit pois, me concentrant sur des détails infimes de ma minuscule petite vie. Je ne craignais plus pour ma survie. Les songes terribles, au cours desquels je me voyais jetée, misérable, pieds nus et en haillons, cessaient de troubler mon sommeil.

Puis un jour, la question qui dérange fut lâchée. Quelqu'un, que mon activité professionnelle m'oblige à fréquenter me demanda si je me sentais plus proche de Madame Aubry ou de Madame Royal.

J'ai tenu bon. Je n'ai pas répondu. Tout en souriant, j'ai balbutié une réponse acceptable dans laquelle j'ai tenté d'expliquer que je ne connaissais pas suffisamment les programmes de ces deux dames pour prendra parti. J'avoue que cette question m'a angoissée. Pourquoi me l'avoir posée ? Quelque chose dans mon apparence donne-t-il à penser que je pourrais nourrir un quelconque intérêt pour un sujet aussi vulgaire. Ma toute nouvelle prise de position libérale fait-elle de moi une femme de gauche ? Suis-je devenue d'un coup moins guindée, moins distante ? Sincèrement, en suis-je venue carrément à "faire peuple" ?

Le soir même, me précipitant dans ma salle de bain, plantée face au miroir, j'ai demandé : Miroir mon beau miroir, ai-je vraiment la tête d'une jeune femme capable de s'intéresser aux querelles du parti socialiste ?

J'attends encore la réponse.

samedi 10 janvier 2009

Cent-trente-deuxième message ...


En psychologie, la culpabilité est un sentiment plus ou moins diffus de commettre une faute. Nécessaire à toute vie sociale mais parfois douloureux et contraignant, le sentiment de culpabilité est l’impression de ne pas être juste, d'avoir, en imagination ou réellement, enfreint une règle, de nourrir un désir défendu ou d'avoir eu un comportement coupable face à telle personne ou telle situation. Il en naît une forte angoisse et une tendance à l'autoaccusation.

Autant vous dire que c'est un véritable "sentiment de culpabilité" qui m'a étreint lorsque je me suis aperçue que non seulement cela faisait plus d'un mois que je n'avais pas écrit d'article sur mon cher blog mais qu'en plus, je n'avais daigné ni vous souhaiter un joyeux Noël, ni même vous présenter mes vœux. Je suis décidément une bien vilaine fille !

Fort heureusement, la plateforme d'hébergement Blogger est fort bien faite. D'une part, même quelqu'un d'aussi nul en informatique que moi, s'y retrouve. Mais de plus, il est possible d'antidater des messages. Tant et si bien que j'ai pu réparer mes erreurs et ainsi, apaiser ma conscience.

Ayant un peu plus de temps, je viendrai prochainement réécrire des messages sur ce blog. Vosu aurez noté, qu'il n'y a pas de "cent-vingt-neuvième message". Il était rédigé en brouillon et je ne l'ai jamais publié. Alors, peut être le publierai-je, bien que l'actualité ait depuis évoluée. Soit, je ne le publierai jamais le transformant ainsi en message fantôme.

Soit encore, il se peut que je publie ce cent-vingt-neuvième message dans une semaine, six mois voire un an, rompant ainsi toute logique arithmétique. Je suis parfois totalement imprévisible et folle !

jeudi 1 janvier 2009

Cent-trente-et-unième message !


Je vous présente mes meilleurs vœux pour cette nouvelle année 2009. Puisse-t-elle vous apporter tout ce que vous espérez. Désolée pour cette carte de voeux un peu ridicule, mais en cherchant une illustration pour cet article, je me suis aperçue que trouver une carte de voeux pour 2009 était terriblement ardu.

Ceci étant dit, peut-être que si j'ai un peu de temps, je vous proposerai très prochainement une jolie carte de voeux totalement originale et personnalisée. Car je vous avoue que je déteste un peu faire comme tout le monde.

jeudi 25 décembre 2008

Cent-trentième message !


Je vous souhaite un joyeux Noël !

dimanche 23 novembre 2008

Cent-vingt-huitième message.


Lorsque j'avais la jambe plâtrée,je m'ennuyais ferme. J'ai beau dire que je ne m'ennuie jamais, c'est faux. Je lisais, sortais un peu et recevais quelques visites. Mais mon travail et ses menues vicissitudes me manquait. Je me sentais inutile.

Alors, je suis parfois allée papoter sur des messageries. J'ai trouvé cela divinement distrayant. Si j'en avais eu le temps, je crois que je me serais livrée à une typologie des mâles qui hantent ces lieux.

J'ai commencé cette activité pour me distraire. J'y suis allée mue par l'ennui autant que la curiosité. J'ai d'abord pris beaucoup de distance. Puis, l'expérience venant, il m'est arrivé d'allumer mon Mac et de me connecter simplement pour croiser le fer avec quelque crétin.

Certains connectés étaient touchants. Je pense à tous ces maladroits qui sont incapables d'engager une conversation. Ou encore à ces autres qui, une fois le sujet du temps qu'il fait épuisé, ne savent plus que dire. A tous ceux-là, si d'aventure ils me lisent un jour, j'oserai leur conseiller de faire une thérapie destinée à développer leurs habiletés sociales. Car pour charmer, il ne suffit pas d'être gentil, il faut aussi séduire.

Ceux qui m'auront le plus passionnée, sont tous les autres, la cohorte de "dragueurs" de pacotille.

Il y a les séducteurs de base, qui viennent hanter les messageries, munis pour tout viatique de leurs pauvres fantasmes. J'adorais les voir "tourner autour du pot", m'entretenant de sensualité, avant d'envisager des rapports torrides et étreintes moites. Là, où eux voyaient sans doute quelque scène merveilleusement érotique, je n'imaginais qu'un cinq-à-sept dans le cadre sordide d'un Formule 1 de banlieue ou sur la banquette arrière d'une Renault Scénic. Mais ceux-là ne sont pas les pires, car je conçois qu'on puisse être travaillé par le désir. Et puis, la maladresse a quelque chose de touchant.

Les pires, sont vraiment les hommes qui se croient intelligents et ne le sont pas vraiment. Cadres moyens ou supérieurs en goguette, ils viennent là pour faire leurs emplettes parmi les connectées, se bornant pour toute séduction à exposer leurs connaissances parcellaires dans un style ampoulé et parfaitement ridicule. Le voussoiement est de rigueur parce qu'il leur semble que jouer les parvenus, tels qu'on en voit dans le théâtre de boulevard, est le comble du chic. J'ai toujours senti chez eux, ce besoin impérieux de dominer fut-ce au prix d'un ridicule achevé !

Je les laissais enfler, telle la grenouille de la fable, avant de les piquer ! Dieu, que de vilaines insultes, ces petits jeux m'ont valu. Car une chose est sûre, chez ces êtres un peu dominateurs et vains, la femme se doit d'être stupide. La mise en scène est parfaite et la femme se doit d'être instrumentalisée dans le scénario. Gare à la paonne qui dirait à ces paons pathétiques : "A part faire la roue, qu'avez vous comme autre talent ?".

Autant par vanité que par désir de venger celles qui furent ou seront leurs victimes, j'avoue avoir aimé rabattre leur superbe. Et une chose est sûre, l'homme dominateur est un homme qui a peur des femmes. Il finira par épouser une cruche tout en rêvant à une autre, plus intelligente. Mais qu'une femme intelligence se présente et il n'en voudra pas.

Car sa virilité défaillante le met perpétuellement en danger dès lors que le QI de l'élue de son cœur dépasse quatre-vingt-dix. Alors, il hantera les soirées ou les messageries, cultivant cette curieuse ambiguïté consistant à rechercher une femme brillante qui ne le soit pas trop, une femme qui puisse le valoriser sans lui faire de l'ombre.

Quel plaisir pervers que de ne pas jouer le rôle que l'on m'assigne lorsque la pièce de théâtre est écrite par un crétin qui se prenait pour un homme d'esprit.

vendredi 21 novembre 2008

Cent-vingt-septième message.


Je valide tous les commentaires. Est-ce autant que je les approuve tous ? Non. Depuis quelques temps, deux pseudonymes, "le mari" et "l'amant", s'amusent à rivaliser pour tenter de me séduire.

"Le mari" semble sincère mais fait des fautes. C'est pour moi rédhibitoire ! Sitôt lus ses commentaires, je m'imagine dans un minuscule appartement, mal situé, avec toile cirée et bibelots affreux. Mon imagination n'a pas trop d'efforts à fournir pour envisager le déjeuner dominical avec mes beaux-parents, sans doute retraités de la Régie Renault, autour d'un gigot haricots verts. Je suppose qu'il aurait une sœur, et donc un beau-frère. Lui, je l'imagine travaillant chez EDF et jouant les importants. Nous parlerions de la crise financière et ce benêt de beau-frère ferait force de commentaires stupides. Décidément, ce mari ne me fait pas rêver.

Quant à l'amant, il écrit mieux. C'est incontestable. On sent qu'il a quelques lettres. Sa rivalité avec le mari m'amuse. Toutefois, je l'aurais voulu plus discret. Parce que la discrétion est une qualité essentielle pour un amant. Mais, me voici affublé d'un amant matamore qui ne trouve rien de mieux que de provoquer mon mari. Quelle drôle d'idée ? De plus, même si sa sensualité semble évidente, sa vulgarité ferait fuir n'importe quelle fille de ferme. A croire que son désir a obscurci son intelligence, et qu'il pense me séduire, comme il séduit habituellement. Mais peut-être n'est-il pas si intelligent que cela ? Chez certains être, la rouerie et la perfidie, ont vite fait de passer pour de l'intelligence, alors que ce n'est que de la ruse. Et puis, ce ton d'abord mielleux qui devient vite menaçant voire insultant est assez odieux pour me déplaire souverainement.

Me voici donc à parti de ce simple blog, propulsée dans le rôle de Lady Chatterley. Si la situation est amusante, elle ne me satisfait pas pleinement. Car, hélas, si je veux bien être Constance, j'attends encore Oliver Mellors. Décidément, je préfère rester avec Clifford.

Parfois mieux vaut un mari limité mais touchant qu'un amant fort en gueule et retors. J'ai toujours trouvé la bêtise atrocement antiérotique. Mais je crois que je préférerais toujours un imbécile sincère qu'un crétin qui se croit intelligent.

jeudi 20 novembre 2008

Cent-vingt-sixième message


J'ai eu beau faire, je n'ai pas obtenu plus de connections. J'ai tenté de parler politique, cuisine et même informatique, mais rien n'y a fait. Je persiste à stagner mais je m'en moque ouvertement.

Je suis assez sotte pour considérer que ma faible audience est un gage de qualité. Assez stupide pour imaginer que ma prose ne peut être lue et appréciée que par quelques élus triés sur le volet.

Oui, aujourd'hui, sans savoir pourquoi, je suis d'humeur narcissique. Je me flatte toute seule. Je constate que seules, quelques dizaines de personnes sont venues ici, et je m'en félicite.

Je me dis qu'à l'instar des grandes bijouteries de la Place Vendome, je ne peux compter sur la masse. Les joyaux que j'offre, ne seront jamais proposés dans un manège à bijoux d'un magasin Leclerc.

Je suis souvent légèrement anxieuse, perdue dans des rêveries sans fin ou encore égarée dans une nostalgie douloureuse. Aujourd'hui, rien de tout cela ! Je m'adore. Je me sens rare et chère. J'adore cette sensation.

Et cela vous vaut le plaisir d'un billet sans grand intérêt.

dimanche 16 novembre 2008

Cent-vingt-cinquième message.


J'imagine que mes rares lecteurs se demandent quel ordinateur j'utilise pour produire mes merveilleux petits billets ?

Je crois l'avoir déjà dit. Je possède un Mac Book basique et tout blanc. C'est un 2 x 2,1 Ghz avec un disque dur de 120go. J'ai juste rajouté 1 go de mémoire vive parce que l'on m'a dit que c'était nécessaire. Ah si, j'ai aussi pris une suite logicielle comprenant un traitement de texte, que j'utilise beaucoup, et des tas d'autres programmes auxquels je ne comprends rien et que je n'utiliserai jamais. Voilà, vous savez tout.

Alors pourquoi Mac ? Et bien pourquoi pas d'abord ? En fait, dès que l'on m'a dit que les Macs marchaient tout seuls et qu'il n'y avait besoin d'aucune compétence en informatique pour les utiliser, je me suis dit que c'était pour moi.

Et effectivement, j'ai ouvert l'emballage, attendu que la batterie soit chargée. Puis, ensuite j'ai "lancé" l'engin, obéi aux rares instructions et c'était parti. J'ai trouvé cela tellement génial que j'ai fait des émules. Je ne cesse de dire que mon Mac est aussi simple d'utilisation que mon lave-vaisselle ou ma machine à laver ! Et croyez-moi, quoiqu'un en dise, ce sont des arguments qui font mouche chez les femmes. Et puis, il est joli, assez épuré.

En plus, j'ai de la chance, je le préférai en blanc. Si je l'avais choisi en noir, il m'aurait coûté plus cher. Je précise que le clavier est agréable au toucher ce qui ne gâte rien. Et puis, les rares fois où je me balade avec, ça me pose tout de suite. L'utilisateur Apple est une sorte d'aristocrate par rapport à celui qui utilise du PC. Apple est plus cher, mais on a la paix.

Tant pis si l'on me dit que pour le même prix, j'aurais pu avoir mieux et plus puissant. Pour surfer sur internet, et écrire, c'est parfait. De toute manière, je ne fais rien d'autre.

Voilà à peu près tout ce que je puis écrire et écrirai jamais sur l'informatique. Je ne pense pas que cela m'amènera beaucoup d'audience. Mais j'aurai essayé.

En tout cas, si j'ai réussi à convaincre d'autres petites blondes pas très douées, qu'elles aussi, pouvaient profiter de la modernité, ce billet aura été utile à quelque chose.

vendredi 14 novembre 2008

Cent-vingt-quatrième message.


J'ai tenté de faire un billet politique sans y parvenir. Plutôt que de m'intéresser au sort du monde, je me suis encore centrée sur moi.

Sachant que les blogs dédiés aux recettes de cuisine font aussi beaucoup d'audience, j'aurais pu en créer un. J'adore faire la cuisine et je cuisine très bien.

Alors, que dois-je faire ? Recopier ici des recettes que je trouverai dans des livres ou des magazines ? Quel intérêt ? Peut-être que si j'améliorais ces recettes ce serait mieux ?

Imaginez que je parle d'une recette en expliquant mes tours de main. En disant que moi, plutôt que mettre ceci, j'incorpore cela ? Bof, ça n'aurait pas grand intérêt non plus.

Je pourrais créer des recettes et les proposes à mes lecteurs ? Oui, si j'étais moins conventionnelle, je pourrais créer des tas de choses nouvelles. Mais il se trouve que le "mariage des saveurs" et "les influences lointaines", ne sont pas du tout ma tasse de thé. Sous mes airs diaphanes, se dissimule une robuste fille de la terre un peu allergique à la nouveauté.

Qu'il s'agisse de sandales à talons aiguille ou de cuisine, je reste classique. Rien ne me fera abandonner la bride croisée derrière la cheville. Rien ne me fera non plus essayer le pot au feu sucré ou tenter la blanquette de poisson sauce mentholée. C'est ainsi.

Alors, voilà encore un billet pour ne rien dire. Je ne parlerai jamais de cuisine ici. J'aurai toujours des audiences désespérantes.

Ou, alors il aurait fallu que je présente des uniformes de soubrette ? Après tout, une fois la cuisine fait,e il faut bien servir à table non ? Et la soubrette, ça reste un sujet classique. On connait même les conventions : jupe dont la longueur est inversement proportionnelle à la hauteur des talons, petite coiffe et tablier de dentelle.

Je vois d'ici la tenue. Mais si j'abordais de tels sujets, il me semble que je sombrerais dans la pornographie. Et je ne suis pas prête à tout pour de l'audience.

Tant pis, j'aurai essayé.

Cent-vingt-troisième message !!!!!!!!!!


Allez hop, je me lance, à moi la gloire ! C'est pour cela que le titre de mon article est suivi de plein de points d'exclamation. Cela mime l'allégresse qui est mienn.

Je m'attelle donc à un travail ambitieux puisque je vais rédiger un billet politique. Billet, que j'espère voir repris par tous les grands blogs et pourquoi pas, les grands médias.

Bon que dire ? Que je ne vote plus, et qu'à-priori, je ne voterai plus jamais ? Je crois avoir déjà exprimé ceci lors des dernières élections municipales. Il faut dire qu'à cette époque, on me demandait de choisir entre la peste et le choléra. La chose n'étant pas aisée, j'avais décliné l'offre.

Ma famille m'en avait voulu. doctement mon père, campant le pater familias m'avait mit "Anna, en faisant cela, en ne votant pas, tu joues le jeu de la gauche !". C'était dit d'un ton définitif n'admettant pas de réplique.

C'était drôle. Parce qu'à défaut de m'avoir passionnée, ces élections municipales me donnaient la possibilité de redevenir une toute petite fille devant son papa tout puissant ! A ce propos, je ne sais toujours pas si ce jour là, mon père me voyait encore toute petite. Ou si , je n'ai pas reçu la preuve flagrante que je ne suis pour lui, qu'une petite blonde éthérée et lettrée qui n'a rien compris, et ne comprendra jamais rien à la politique.

Je pense que c'est dans ces moments là, qu'on aimerait être comme dans les films américains et raconter ces menus événements à un psy qui vous comprenne. Le mien, car ce serait un homme, aurait un certain âge, de grosses lunettes et un regard bienveillant. Il hocherait la tête à chacun de mes mots, comme si c'était passionnant. Il me dirait ensuite des choses telles que "lâchez prise", ou bien "ne tentez pas de tout contrôler" et je le regarderai naïvement comme si il avait vraiment la science infuse.

Ce jour là, j'aurais pu écouter mon papa et me taire pour lui faire croire qu'il avait raison. C'est une chose qui marche bien avec les hommes. Dès qu'ils deviennent doctes et pontifiants, il suffit de leur dire oui et d'en faire à sa tête. L'important pour un homme est de sauver la face. Et je déteste ces pétroleuses qui n'ont jamais compris cela. Nier le besoin d'importance chez un homme, c'est nier la biologie.

Ce jour-là, je ne l'ai pas fait. J'entends que je ne l'ai pas écouté doctement. Assez froidement, je lui ai dit que s'il voyait une différence notable entre le PS et l'UMP, il était décidément très fort. Je crois que si le ciel lui était tombé sur la tête, il n'aurait pas réagi autrement.

Moi, la douce, la gentille, la fille à son papa, j'osais lui tenir tête ! Pire que tout, je remettais en cause un dogme voulant qu'en France, la droite et la gauche soient différentes. Il était ébahi, stupéfait, sonné !

Forte de mes récentes lectures libérales, je poursuivis alors en argumentant intelligemment. Quoiqu'il m'opposât, je tins tête, pied à pied. Il cessa alors la discussion. Il resta sur ses positions et moi sur les miennes. J'ai la fierté d'imaginer qu'il fut vaincu car il n'est pas homme à abandonner.

Je crois que depuis ce jour, ses inquiétudes quant à mon possible mariage ont augmenté. Avant, il me jugeait trop difficile, maintenant il doit m'estimer trop compliquée. Je suppose qu'il me voit finir mes jours seule ou alors affublée d'une pauvre chose soumise.

Une chose est sure c'est que ne je finirai pas mes jours avec un type encarté. Je trouve pathétique ces gens qui militent. Soit ils sont idiots et ne comprennent pas qu'ils travaillent pour les autres. Soit au contraire, ils sont intelligents et travaillent pour eux et sont vraiment trop cyniques.

Je suis peut-être trop difficile et aussi ... trop compliquée. Peut-être qu'un jour j'irai m'acheter un chien. C'est gentil, fidèle, loyal et comme moi, cela ne vote pas.

Cent-vingt-deuxième message :(


La tristesse m'envahit et le découragement m'assaille. J'ai beau avoir fait amende honorable et travaillé d'arrache-pied pour proposer de bien jolis billets, mes statistiques sont toujours aussi médiocres.

J'écris des tas de choses plus passionnantes les unes que les autres, las je ne suis pas lue. On m'ignore, on m'abandonne, on me laisse de côté ! On voudrait nier mon existence que l'on ne s'y prendrait pas autrement !

Faut-il donc parler de politique, de cuisine ou d'informatique pour avoir de l'audience ? Taisez-vous, ne tentez pas de me remonter le moral. Je suis peut être idiote mais pas autant que vous le croyez. Je suis allée consulter les classements des blogs et c'est toujours la même chose.

Les hommes se passionnent pour l'informatique ou la politique et pérorent à n'en plus finir sur ces sujets. Les blogs politiques sont souvent les plus drôles. J'aime ces commentaires entendus et définitifs de tous ces hommes qui ont l'air d'affirmer : "donnez moi le pouvoir et vous allez voir ce que vous allez voir !". Curieusement, je les imagine toujours à un comptoir, un demi de bière devant eux, entourés de copains.

Quant aux femmes, soit elles se déshabillent et donnent dans la pornographie ou alors, plus sages, elles en restent à la cuisine. Ah, il y a aussi celles qui n'ont aucun talent pour ces deux disciplines et restent persuadées qu'il leur suffit d'être femmes pour être autorisées à parler pour ne rien dire. Oserai-je les taxer de féminisme ou pire de modernisme ?

Et puis, il ya moi, tour à tour, légère et insouciante, ou sombre et grave,. Écrivant sur tout et n'importe quoi, sans jamais sombrer ni dans le féminisme outrancier et encore moins dans la pornographie !

Je suis désespérée ! Enfin, pas au point de renoncer ni même de me plaindre auprès de la HALDE. Je remonte toujours très vite la pente.

Il me suffit de me jeter sur mon lit, de taper de mes petits poings sur mes oreillers de satin en me disant que le monde est trop injuste (en pleurant à chaudes larmes), pour que quelques minutes après, tout aille pour le mieux. L'opération nécessite juste d'aller se remaquiller après parce que le rimmel a tendance à couler, entraîné par les larmes.

Mon prochaine billet sera politique ou ne sera pas !

mardi 11 novembre 2008

Cent-vingt-et-unième message.


Décidément, j'ai l'imagination malade. Cette idée de gisant de marbre était trop séduisante. J'ai cherché sur Google. Voilà une idée de ce que je veux. Dès demain, je lance une souscription.

On ne distingue pas bien l'œuvre mais j'ai l'impression qu'il s'agit d'un ange étreignant un squelette. Pas mal, cette allégorie cela me plait beaucoup. Bien entendu, symboliquement c'est aussi basique qu'une danse macabre, mais j'aime beaucoup. Nul besoin d'être originale pour avoir du bon goût.

Je vois déjà la composition. Moi, en ange aux pieds nus avec des ailes diaphanes, enlaçant un squelette émergeant de la pierre tombale. Délicieusement morbide et romantique, tout à fait le rêve qu'aurait pu faire une demoiselle chlorotique, tourmentée de passions interdites, du dix-neuvième siècle. Je désire le tout grandeur nature, ce qui avec mon petit mètre cinquante-huit, ne devrait pas coûter trop cher.

Si Maxime Real del Sarte a un digne successeur, qu'il se fasse connaître. Et puis, un artiste amputé d'un bras sculptant une naine, c'est suffisamment étrange pour que cela me plaise.