jeudi 9 septembre 2010

193ème message :)


J'ai retrouvé le travail et cela me fait du bien de me concentrer sur les autres. Une nouvelle année commence. Je suis comme les enfants, je raisonne en années scolaires.

J'ai eu un message le 30 août après un mois de silence. Il se voulait touchant et plein d'amour mais tout y était écrit au passé. Elle me disait qu'elle n'oublierait jamais. Tout était si joliment écrit et plein de sensibilité que j'ai adoré. L'espace d'un instant parce qu'on ne me manipule pas si facilement.

C'est drôle, j'avais l'impression de contempler ma tombe avec une plaque marquée "regrets" que l'on aurait posée dessus. Les regrets ne changent rien. Il aurait mieux valu ne pas avoir de messages que celui-ci. Les mots sont souvent inutiles.

J'ai répondu de manière terrible. Cela m'a fait du bien. Je crois que je voudrais qu'elle me déteste et m'oublie. Si elle me détestait, je ferais de même en retour. Et ainsi de suite, de fil en aiguille, nous ferions comme ces couples imbéciles qui divorcent : nous nous haïrions. Une chose est sure, je ne veux plus de nouvelles d'elle.

Pour moi c'est impossible. Comme disait Scarlett à qui on m'a trop souvent comparée : demain est un autre jour ! Les pakistanais sont noyés par les pluies et moi par le chagrin. Curieusement je me moque bien des pakistanais.

Repensons à Scarlett. Je reconstruirai Tara.

3 commentaires:

Tom a dit…

Une élégance qui ne se dément pas au fil des articles. C'est toujours aussi savoureux.

Surprenant feuilleton que celui de votre idylle!

philippe psy a dit…

Très jolis textes comtesse. Si je songe à ce qui vous arrive,je ne peux m'empêcher de penser à l'Abeille-Flandre pris dans la tempête. Vous êtes puissante et vous savez barrer. Nul doute que vous triompherez de la tempête ;)

Anna a dit…

Merci à vous deux.

Cher Philippe, il me fallait vraiment lire votre commentaire pour en apprendre sur les remorqueurs de haute mer. Toutefois, l'idée m'est agréable et me définit assez bien. Je vous y retrouve aussi.

Merci.